Burkina Faso: Tiébélé, le village qui attire tous les regards, découvrez la raison !

La présentation architecturale des villes et villages diffère d’un pays à un autre ou encore d’un continent à un autre. A Tiébélé, un village situé au sud du Burkina Faso, à quelques kilomètres de la frontière avec le Ghana, la construction des habitations est un vrai chef d’œuvre qui attire beaucoup de touristes.

La forme d’une concession définit le statut social de son occupant apprend-on de plusieurs sources locales. Les maisons rectangulaires sont occupées par les jeunes couples, les rondes par les célibataires, alors que les octogonales pour les chefs de la famille avec des motifs symboliques pour les protéger. C’est une sorte de forteresse qui permettait aux Kassena de repousser l’ennemi en cas d’attaque. L’esthétique et la décoration sont réservées aux femmes qui y font un travail collectif. D’après burkinafaso-cotedazur.org, les peintures se réalisent en équipe ; une femme passe les enduits, une autre passe le kaolin, une troisième marque les motifs etc… Tous les enfants (filles ou garçons) apprennent à faire les peintures, mais devenus adultes, seules les femmes peuvent les faire.

Les pigments naturels sont assez compliqués à trouver depuis quelques années à cause de la raréfaction de certains arbres (dont le néré) ou de la terre de kaolin; ces ingrédients devant être maintenant souvent achetés, les peintures reviennent assez chères.
Les ingrédients sont tous préparés à l’avance afin de pouvoir terminer un mur dans une journée. Présentés dans des calebasses, broyés et prêts à être utilisé, ils sont malaxés au fur et à mesure.

En voici la liste :

– bouse de vache liquide (« nabanou »)
– de la latérite réduite en poudre (« sôro »)
– du kaolin en poudre (« déra »)
– de la graphite réduite en poudre (« kandoua zom »)
– une décoction de plantes gluantes (« soro ») qui permet de fixer la graphite sur la latérite. Cette plante peut se manger dans une sauce
– de plumes de volaille pour peindre (« tchikougou »)
– des cailloux plats pour lisser
– des cailloux au bord effilé pour les incisions
– des cailloux blancs (craie) pour les motifs en blanc
– Décoction de néré que l’on passe comme « vernis » afin de protéger les peintures.

Les habitations sont décorées avec des motifs symboliques (lézard, crocodile, serpent…) et chaque symbole décoratif chez les Kassena à une définition bien précise. Le lézard par exemple symbolise la vie. Il est impératif que le propriétaire d’une maison nouvellement bâtie remarque la visite d’un lézard avant de s’y installer. Il faut également noter que les toits des maisons servent de terrasses pour les femmes, qui y font sécher les céréales. On y dort aussi pendant la saison sèche. Ci-dessous, quelques clichés des concessions.

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