Afr. du Sud: une femme à la tête de la plus grande centrale syndicale, une première !

La Cosatu, le tout puissant syndicat qui a contribué à la chute de l’apartheid il y a un quart de siècle en Afrique du Sud vient de voir porter à sa tête une femme: l’infatigable Zingiswa Losi, qui occupait jusqu’à présent le poste de vice-présidente. Une grande première depuis la naissance il y a 33 ans du mouvement.

Seule candidate, elle a été nommée par le congrès annuel de la Confédération des Syndicats Sud-Africains qui se tient jusqu’à jeudi à Midrand, près de Johannesburg.

La Cosatu, symbole et fer de lance de la mobilisation noire dans le monde du travail, a connu ces dernières années de nombreuses dissensions qui ont pesé sur l’Alliance tripartite fondée en 1990 avec l’ANC et le Parti communiste sud-africain (SACP).

Son élection mardi, considérée comme devant tourner la page de l’ère Zuma, a été saluée par le président sud-Africain et de l’ANC, Cyril Ramaphosa.

 » Cette élection confirme le rôle des femmes, et celui des femmes noires en particulier, en tant que militantes politiques et réformatrices sociales », a-t-il déclaré.

La Cosatu revendique aujourd’hui 1,6 million de membres.

Bref aperçu de Zingiswa Losi, avec Le Point Afrique

Zingiswa Losi a été militaire de carrière pendant trois ans dans l’armée sud-africaine, avant de travailler dans une usine du constructeur automobile américain Ford dans la ville de Port Elizabeth (Sud-Est).

Sa nomination sans opposition fait suite à des mois de spéculations selon lesquelles les syndicats affiliés ne soutiendraient pas le président sortant Sdumo Dlamini. En effet, Sdumo Dlamini a fait défiance lorsque l’organisation a pris la décision de prendre ses distances avec l’ancien président Jacob Zuma et a appelé à sa démission.

Zingiswa Losi a fait ses premières armes de syndicaliste dans le puissant Syndicat national des travailleurs de la métallurgie (Numsa). Selon sa notice biographique publiée sur le site de la Cosatu, Zingiswa Losi s’est impliquée très jeune dans le combat politique contre le régime de l’apartheid en rejoignant les rangs du Congrès national africain (ANC) de feu Nelson Mandela. « Je suis devenue politiquement consciente à l’âge de 10 ans lorsque mes deux frères ont été contraints à l’exil. Je ne savais pas alors que j’allais les suivre une fois plus grande », explique-t-elle dans cette présentation. En décembre dernier, elle avait échoué de peu à devenir secrétaire générale adjointe de l’ANC.

 

 

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