Burkina Faso: une vague d’arrestations contre les auteurs d’excision

Le pays des hommes intègres et le monde entier notamment les femmes étaient en émoi la semaine du 10 septembre dernier, devant l’excision d’une soixantaine de filles. Rapidement, les autorités burkinabè ont procédé à l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir participé à ces horribles actes.

Le scandale, d’après Africanews, aurait éclaté dans les villes de Kaya (100 km au nord d’Ouagadougou) et dans deux villes du centre-est. Deux femmes âgées d’une soixantaine d’années, accusées d’avoir pratiqué ces mutilations, ont été également interpellées.

Les victimes actuellement hospitalisées sont des jeunes filles dont l‘âge est compris entre 10 mois et 24 ans, a précisé le 18 septembre Viviane Ursule Sanou, la responsable du secrétariat permanent du Comité national de lutte contre l’excision au Burkina.

Les mutilations génitales féminines(MGF), notamment l’excision sont pourtant interdites au Burkina Faso et ceci depuis 1986. Toute personne accusée de cette pratique est passible de 10 ans d’emprisonnement d’après le code pénal. Toutefois, soucieux de respecter la tradition, selon laquelle l’excision purifierait les femmes, la pratique perdure dans certains contrée.

De manière générale, l’excision implique l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris (clitoridectomie) et de son capuchon. Elle était très en vogue en Afrique subsaharienne, dans certaines régions du Proche-Orient et dans des communautés en Asie.

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