Entretien/Francis Guerschom: « Mme Abitor et Riche Edem sont deux artistes du gospel togolais qui sont bien appréciés ici au Burkina-Faso »

Il est à son premier opus. Francis Guerschom (photo au micro) est l’un des artistes du Gospel togolais qui fait la fierté du Togo à l’extérieur. Il se veut le pont entre le Gospel togolais et celui burkinabé. De la musique à l’enseignement, le maestro Francis s’en sort très bien. Sa fonction d’enseignant lui facilite l’inspiration et lui a permis d’aborder dans son premier album de 8 titres dénommé ‘’Élève-toi’’ des thématiques telles que « l’espoir », « la restauration », « la grandeur de Dieu et la présence de Dieu ».

Lire son entretien exclusif avec Africa Top Success

Bonjour Monsieur
Bonjour monsieur le journaliste

Parlez-nous de Francis Guerschom
Koffi SAMA à l’état civil, je suis né d’une famille chrétienne de huit (8) enfants dont je suis le dernier garçon de la famille avec une grande sœur et un grand frère. Je suis actuellement à Ouaga où je travaille comme Responsable pédagogique d’une grande université qui a 6 campus. Je suis père d’un garçon charmant qui fait aussi la musique comme son père. En ce qui concerne ma vie musicale, je me suis intéressé à la musique très tôt à travers l’apprentissage de la trompette, un choix très difficile pour ma tendre maman à l’époque. Mais vite les choses ont changé. J’ai arrêté d’apprendre la trompette et j’ai commencé à toucher d’autres instruments et voici la fièvre du piano m’a pris, aussitôt le solfège ensuite le chant la guitare et pour enfoncer le clou la batterie qui est ma passion jusqu’à aujourd’hui. En 2000 j’étais devenu président du groupe musical de la FATAD ex ESTAO de Lomé. Entre 2003 et 2015 je jouais presque le rôle d’un maestro. J’étais batteur, encadreur, chantre et artiste compositeur interprète en même temps. 2005 a été ma première participation au festival international de gospel en tant que batteur de l’artiste du Gospel Ketoglo Renya.

Vous êtes Togolais résidant au Burkina, quel regard portez-vous sur la musique du Burkina en général
Cela fait 18 ans que je suis au Burkina Faso et je peux dire que la musique en général va bien. Il y a un méli-mélo le traditionnel et le moderne vont bon ménage. J’ai participé il y a 3 ans ou 4 ans à événement jazz à Ouaga , les éléments qui m’ont accompagné sur cette scène sont des musiciens fils de pasteurs et des chrétiens musiciens engagés dans nos églises. Bref, la musique au Burkina est bien classe et elle a plusieurs facettes et l’église en profite bien.

Si on vous soumettait à un exercice de comparaison entre le gospel togolais et celui burkinabé?

Pour ce qui concerne le Gospel, à vrai dire ce n’est pas encore ça. Le Gospel d’ici est à l’état embryonnaire. Il y a quelques chantres et deux chorales dans la ville mais c’est dans nos églises où il y a un melty – pote. La musique change et devient du gospel dans ces églises. Je peux dire que nous assistons à une floraison de chantres et musiciens qui ont fait un véritable changement. Je dis merci à Dieu pour cela. Si comparaison doit y avoir, je peux dire sincèrement que le gospel togolais est en avant sur le Burkina. C’est pourquoi moi Guerschom Francis SAMA, bien que je suis artiste j’ai décidé de promouvoir ce gospel dans le quel j’ai puisé mes inspirations pour le grand public. D’ailleurs, je suis présentateur de FIMSCO Festival international de la Musique chrétienne de la solidarité d’Ouagadougou dont la promotrice veut encourager et soutenir l’œuvre missionnaire dans nos églises. Ledit festival rassemble périodiquement les togolais, maliens, Sénégalais, Ivoirien j’en passe.
J’organise aussi dans quelques moi une soirée d’adoration ici au Burkina.

S’il vous revient de donner deux noms de chantres Togolais que les Burkinabés apprécient bien

S’il me revient de donner deux noms (hmmm)! Je vais donner Makafui ABITOR et moi (rire) non mais Riche Edem parce que chaque année ils sont là sur tous les écrans.

Un mot à l’endroit de vos fans et lecteurs

Je les exhorte à s’attacher au Seigneur quoiqu’il arrive dans leur vie, de croire fermement à leur engagement et de beaucoup prier car c’est là la clé du succès dans nos entreprises. Pour ma part je dis merci à mon Dieu qui depuis là ne fait que m’étonner car j’ai traversé des difficultés mais il est fidèle dans ma vie. PS 59:16, je cite : «Et moi, je chanterai ta force, dès le matin je chanterai ta bonté. Car tu es pour moi une haute retraite, un refuge au jour de ma détresse ».
Shalom ! Shalom !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *