Sabine Lady: informatique et mode, la combinaison parfaite de la jeune tchadienne

Sabine Lady a réussi à s’adapter à la réalité de son pays. Avec trois diplômes de niveau supérieur en informatique, la Tchadienne réussi à allier ses activités dans sa spécialité à d’autres passions, la mode et le fait-main.

Habituellement, certains quittent leurs études pour se lancer dans la mode ou encore d’autres démissionnent d’un emploi pour créer son entreprise.

Mais la tchadienne Sabine Lady  a décidé de se démarquer de ces clichés. Ingénieure en Administration réseaux et Systèmes Informatiques, elle a fait ses études supérieures au Sénégal. Titulaire d’un Brevet de technicien supérieur (BTS) en Informatique de Gestion, elle a obtenu une licence en Réseaux et Systèmes informatiques avant d’étudier l’Administration réseaux et Systèmes Informatiques au cycle Master.

A son retour dans son pays le Tchad, Sabine Lady n’a pas tout de suite été recrutée dans une entreprise. Mais elle réussi peu après a obtenir le poste de Youth Segment Coordonator au Département  Marketing de Millicom à Tigo Tchad. Une occupation qui ne l’empêche pas d’aménager son emploi du temps pour le consacrer à la mode et du fait-main, des activités que sa mère exercait et qu’elle rêver aussi de faire.

« Amoureuse de ce tissu, l’idée de travailler le pagne m’a traversé l’esprit pendant mes années d’études en Afrique de l’Ouest (au Sénégal précisément). A Dakar, je portais beaucoup les accessoires en pagne (colliers, sacs à mais…), et je me suis rendue compte qu’au Tchad, nous ne connaissions pas trop cette transformation du pagne », justifie la jeune femme.

Elle décide ainsi de lancer sa marque d’accessoires imprimés avec du tissu en pagne. « Tchadiens en pagne », c’est le nom de cette touche qui concerne les colliers, boucles d’oreilles, sacs à mains, chaussures, coussins, nappes de table, éventails, pochettes. Sabine Lady est également spécialiste de couture mixte et de vente de pagne.

Par le lancement de son entreprise, Sabine veut : mieux faire connaître ses créations aux Tchadiens et les faire adopter de tous. Elle espère aussi implanter une boutique à N’Djaména. Une bonne manière pour lui de perpétuer la passion du pagne que sa mère lui a transmise.

Pour sortir du chômage, Sabine Lady encourage la jeunesse tchadienne à entreprendre.

« lorsqu’on a une idée d’entreprise, il y aura toujours des personnes pour vous décourager. Et lorsqu’on a peur de se lancer,  on ne le fera jamais et l’idée meurt. Lorsqu’on franchit ce cap, l’autre challenge reste la persévérance puisque chaque début est difficile mais il faut tenir bon et travailler dur pour atteindre ses objectifs », indique Sabine Lady.

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