Madagascar: la numérisation arrive dans l’administration pénale

Madagascar s’est lancé résolument sur le chantier de la numérisation de son administration pénale.  Le pays veut à travers ces reformes apporter sa contribution dans la lutte contre la corruption. Tout a été possible grâce aux résultats concluants des premiers tests du logiciel InfoTPI.

Les différentes activités des juges, magistrats, bref les acteurs de la justice seront surveillés. Ceci grâce à l’outil InfoTPI qui vient numériser les procédures pénales.  Il assure une certaine traçabilité. Et pour cela, chaque acteur se connecte à un compte avec son identifiant. Cela amène le personnel judiciaire à faire au quotidien avec les Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Ils scannent les documents, l’enregistrent dans le logiciel et suivent son traitement. Cette même possibilité de suivi est aussi donnée au reste de la population. Grâce à cette innovation, les justiciables peuvent suivre l’évolution de leurs dossiers au fur et mesure sans  passer par d’autres personnes. Ce qui fait éviter bien évidemment les pot-de-vin.

«  Avec InfoTPI, on a la garantie que toutes les pièces sont scannées avec un code barre. On peut les retrouver n’importe quand. Donc, si quelqu’un voulait supprimer un dossier, il faut qu’il se logue  d’abord, et ce sera tracé où ça a été supprimé et par qui. Le but de tout ça, au niveau de la chaîne pénale, c’est d’assurer une transparence dans la lutte contre la corruption, et pour les usagers, la célérité et la traçabilité de leur dossier », a déclaré Saotra Rakoto, le procureur de la localité de Vatomandry.

La mise en place totale de ce logiciel sera un vrai parcours de combattant. Mais une vraie nécessité qui apportera des avantages indéniables. L’effectivité de ce logiciel est prévue pour janvier 2019.

 « Pour que ça marche, il faut vraiment que ça devienne une obligation d’usage pour les utilisateurs. Ça dépendra beaucoup de l’implication et du leadership du ministère de la Justice », indique t-il.

Après vulgarisation, le logiciel devra devenir obligatoire dans tout le système judiciaire du pays.

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