Ouganda: quand la boisson s’invite dans la lutte contre le VIH

En Ouganda, l’agréable se met au service de l’utile. Dans le souci d’être indépendant vis-à-vis des donateurs, le gouvernement a introduit une nouvelle taxe sur les boissons pour financer les investissements dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Selon le site d’information britannique The Guardian, cité par agenceecofin, une taxe de 2% devrait être appliquée sur les boissons (sucreries, boissons alcoolisées, boisson locale, eau) afin de mobiliser près de 2,5 millions $ par an. Les fonds seront redirigés vers un fonds fiduciaire pour la lutte contre le VIH/SIDA. Une stratégie qui devrait permettre à l’Etat de réduire sa dépendance par rapport aux financements étrangers, dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA.

Il faut souligner qu’au moins 68 % du financement ougandais de la lutte contre le VIH provient de donateurs, 20 % de personnes vivant avec le VIH et de leur famille, tandis que seulement 11 % provient du gouvernement et 1 % du secteur privé.

Cette loi votée par le parlement ougandais est saluée par les activistes et les acteurs du domaine. « Nous sommes heureux que le Parlement ait finalement approuvé ces règlements [pour le fonds]. Cette décision a été motivée par le fait que [notre] programme de lutte contre le VIH est largement financé par les partenaires et la communauté internationale. L’idée étant que cela ne soit pas à long terme », a déclaré Sarah Achieng Opendi, ministre ougandaise de la Santé.

« Nous avons besoin de revenus générés localement pour faire face au défi du VIH dans le pays. Au cas où le financement de la communauté internationale serait réduit, nous pourrons poursuivre nos propres interventions », a-t-elle renchérit. Toutefois, comme le souligne africanews, les acteurs espèrent que les gardes fous nécessaires seront mis en place pour éviter toute corruption au niveau du fonds fiduciaire.

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