France: Ferrand tape du point sur la table « l’hémicycle n’est ni un campus ni un camping »

Trop de chahut au parlement français, notamment lors des questions au gouvernement: téléphone, pancartes ou encore conversations. Lassé des invectives ou cris de députés de toutes tendances politiques, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand tient à recadrer ces derniers tout en leur demandant de cesser ces agissements qui perturbent les débats. 

Dans un courrier en date du  13 novembre 2018, adressé aux députés, le titulaire du perchoir a rappelé que l’hémicycle n’est « ni un campus ni un camping ».

« Ces comportements ternissent fortement l’image du débat parlementaire et de notre institution » alors que « c’est par ces images (…) que nos compatriotes se figurent la fonction de représentation que nous incarnons », souligne le député du Finistère, avant de rappeler plusieurs « règles de bienséance », comme rapporté par le HuffPost.

Port d’une tenue vestimentaire « convenable et non détendue ni, a fortiori, négligée », interdiction de « brandir pancartes ou tracts », de « téléphoner, filmer ou photographier à l’intérieur de l’hémicycle » ou encore d’y entrer « avec des sacs, des objets ou des vêtements encombrants ».

 

« Je vous informe que j’entends désormais appliquer ces sanctions, chaque fois que les circonstances l’exigeront », explique le président de l’Assemblée. Il rappelle avoir « donné des instructions de grande vigilance » aux huissiers du Palais Bourbon, chargés notamment de veiller au respect des règles.

Selon notre source, les sanctions peuvent aller de la privation pendant un mois de quelque 1.400 euros, soit le quart de l’indemnité parlementaire, à l’exclusion de l’Assemblée nationale pendant quinze jours, voire trente en cas de récidive.

 

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