Violences à Paris: au moins 158 interpellations

A la mi-journée, au moins 158 personnes ont été interpellées à Paris, selon des chiffres de la préfecture de police. Des violences ont éclaté dès 9 heures à proximité des Champs-Elysées.

Au moins 158 personnes, dont une grande majorité sur la place de l’Etoile, ont été interpellées à Paris ce samedi matin, selon un décompte provisoire, fourni peu après midi par les autorités auprès de BFMTV.

Les premières violences ont éclaté avant 9 heures quand des manifestants ont tenté de forcer un barrage filtrant en haut des Champs-Elysées. Les forces de l’ordres présentes ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes et des lances à eau. Selon la préfecture, entre 500 et 600 personnes étaient réunies à cette heure sur la place de l’Etoile.

Place de l’Etoile évacuée

Au total, Laurent Nunez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur comptabilise « 3000 casseurs » rassemblés place de l’Etoile, à midi. Un groupe a encerclé la tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Cette place a été totalement évacuée mais les violences se sont déplacées aux abords alors que de nombreuses personnes veulent pénétrer sur le secteur.

Les manifestants, parfois encagoulés et masqués, se sont alors rabattus sur les avenues adjacentes, avenue Mac Mahon, avenue Friedland ou encore avenue Hoche. En parallèle du rassemblement pacifique d’un millier de gilets jaunes selon notre journaliste sur place, un autre groupe de manifestants aux visages masqués et portant des masques à gaz s’en sont pris aux policiers avec de la peinture jaune.

Un petit groupe a tenté de forcer le passage aux amonts des Champs-Elysées refusant de se faire fouiller. D’autres manifestants ont tenté de se saisir de barrières pour former une barricade. Certains protestataires s’en prennent également aux véhicules de gendarmerie, à l’aide de projectiles. Contre les projectiles, les forces de l’ordre ont opposé des jets de gaz lacrymogènes.

Détentions d’arme prohibée

Si le détail n’est pas encore connu, plusieurs interpellations concernent des détentions d’arme prohibée, comme des marteaux ou des frondes. Samedi dernier, certains manifestants avaient dans leur sac des couteaux, des vis, des poings américains ou des marteaux. Le profil des personnes interpellées n’est pas connu, même si à la préfecture de police de Paris, on reconnait avoir identifié des membres de l’ultra-droite.

D’après un tout premier bilan de la préfecture de police de Paris, peu avant midi, les autorités dénombrent 65 blessés, dont 11 parmi les forces de l’ordre.

Source: BFMTV

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