Cameroun: le gouvernement repense la réinsertion des rebelles convertis

Dans le cadre des processus de résolution de la crise anglophone au Cameroun, le gouvernement Biya procède à la création du Comité National de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Il s’agit précisément selon le communiqué de la présidence d’offrir “ un cadre d’accueil et de réinsertion sociale aux repentis du Boko Haram et aux membres des groupes armés du nord-ouest et du sud-ouest.”

Les centres seront ouverts à Mora dans l’extrême nord, à Bamenda dans le nord-ouest et à Buéa dans le sud-ouest. Ils serviront de cadre comme le nom l’indique pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration. Une structure qui vient concrétiser le plan d’assistance humanitaire d’urgence et le centre de coordination de l’assistance humanitaire des régions du nord et du sud-ouest.

Certains, d’après Africanews, estiment toutefois avec cette mesure qu’un accord de cessez-le-feu dans les régions du nord et du sud-ouest aurait dû précéder la création de ce Comité National de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

Il faut rappeler que le gouvernement camerounais avait invité les membres des différents groupes armés à déposer les armes pour des pourparlers visant à mettre fin à la crise, notamment en zone anglophone. Un appel qui a été entendu par certains qui ont déposé leur armes même si la population reste septique par rapport à ce choix qui est le leur.

Pour certains, après avoir tué tant de personnes on ne pourrait pas déposer aussi facilement les armes craignant que ces derniers aient «une idée derrière la tête ». Les organismes de défense des droits de l’homme préconisaient alors la mise en place des mesures d’accompagnements et de suivis.

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