Tunisie/Education: le ministre menace d’appliquer la loi si…

La crise qui secoue le secteur de l’éducation en Tunisie ne date pas d’aujourd’hui, puisque maintes fois, qu’ils soient des enseignants, des élèves ou autres liés à ce secteur, c’est souvent les grèves, les sit-in, avec des revendications différentes. Ces revendications qui ne semblaient pas trouver des solutions adéquates.

Le boycott des examens du premier trimestre décidé par le syndicat des enseignants en est la parfaite illustration que les problèmes sont loin d’être réglés. Le maintien de ce boycott aura intrigué plus d’un, notamment les parents des élèves qui se disent lésés et qui voient également l’avenir de leur progéniture risqué.

C’est ce que nous avons rapporté dans notre édition d’hier, où les parents des élèves sont passés à l’action pour fustiger qui de droit, avec des banderoles affichées à l’occasion, où on peut lire d’ailleurs entre autres : « Nous ne sommes pas la raison du retard dans le système éducatif », « Non, non pour le boycott des examens »…

Malgré cela, les enseignants « Boycotteurs des examens » ne semblent pas prêts de lâcher prise. Ce qui aura incité le ministre de l’éducation, Hatem Ben Salem à déclarer au cours de la discussion du budget de son ministère, qu’il n’avait rien de personnel contre le syndicat des enseignants. Cette déclaration faite hier Dimanche et cela veut dire qu’il n’y pas de différends entre la partie contestataire et le ministère.

Cela étant, il aura déclaré en substance que certains partis politiques œuvrent au pourrissement de la situation dans le secteur de l’enseignement. Le ministre de la tutelle a en outre assuré qu’il essayera, dès ce lundi matin, de trouver une solution avec le chef du gouvernement et l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens.

Il menace en outre que dans le cas où il n’y aura rien de nouveau et que si la situation reste en l’état, il se verrait dans l’obligation d’appliquer la loi. Cela, tout en précisant que le  point de discorde entre le ministère qu’il dirige et les syndicalistes et qui concerne la prime spéciale des enseignants, ne dépendait pas de lui, mais de l’approbation du ministère des finances.

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