« Wizall »: une plateforme sénégalaise de transfert d’argent à succès

Wizall fait son petit parcours. La plateforme de transfert d’argent constitue de nos jours un outil de mobile banking à part entière au Sénégal. Depuis son lancement en 2015, la startup a un seul souci: répondre aux besoins de son public cible.

Wizall une application qui propose des bons d’achat digitalisés et des opérations de transfert d’argent au Sénégal. Après le Sénégal, l’extension est en cours vers les autres pays. La première cible c’est la côte d’Ivoire. Wizall vient d’ouvrir sa filiale ivoirienne et se prépare à aborder les marchés malien et burkinabè. Ceci sur la base des moyens qu’elle espère avoir avec une prochaine levée de fonds auprès de BCP.

Cette belle réussite est le fruit de la collaboration entre deux jeunes. Le congolais Ken Kakena, ex-consultant pour le cabinet de conseil digital Advise Consulting & Technology, le Français Sébastien Vetter, ancien associé du même cabinet.

Tous deux ont accompagné plusieurs opérateurs télécoms dans le développement de leur activité de mobile money en Afrique de l’Ouest, avant de décider de se lancer à leur tour dans l’aventure. Le déclic arrive en 2015, et depuis, les deux jeunes connaissent un succès total.

Les deux associés apportent plus de 200 000 euros pour ce lancement. Dans la foulée, ils bénéficient d’un solide coup de main de Total, qui a investi dans l’affaire plusieurs millions d’euros. L’entreprise vise avant tout les entreprises, les ONG et les administrations. Elle leur propose une interface dédiée pour procéder à de très nombreuses opérations : versement de salaires, de bourses d’étude, d’allocations…

Ainsi, Wizall a décroché en octobre un contrat auprès d’un consortium de BTP sénégalais, qui utilise depuis ses services pour verser les salaires de ses employés. Dans un premier temps, l’entreprise utilise le programme sous forme de test auprès de 1 500 salariés. Mais à terme, ce sont 2 500 personnes qui sont concernées.

Atout non négligeable de ce modèle économique pour l’utilisateur final : les opérations de transferts sont gratuites. C’est au moment du dépôt de l’argent sur la plateforme, donc auprès des entreprises et organisations, que Wizall prélève sa commission. Le modèle plait et l’extension vers la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali en cours sera un vrai succès.

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