Tech: les satellites pour protéger l’agriculture en Afrique

Un système d’alerte précoce qui se repose sur des satellites pour éviter la dévastation des récoltes des agriculteurs africains c’est la trouvaille d’une équipe de chercheurs. Ceux-ci espèrent à travers leur approche apporter une réponse adéquate à une réalité sur le continent.

Le mécanisme proposé par ces chercheurs est simple et innovant. Le Service d’information sur les risques phytosanitaires (PRISE) combine les données liées à la température et les prévisions météorologiques avec des simulations assistées par ordinateur. Il envoie ensuite aux agriculteurs une alerte sur leurs téléphones portables pour qu’ils puissent prendre leurs dispositions pour protéger leurs récoltes ou leurs plantations.

Le système proposé espère aider contribuer efficacement à l’augmentation des rendements et des revenus agricoles jusqu’à 20 %. Le système PRISE est utilisé au Kenya, au Ghana et en Zambie et sera bientôt déployé dans d’autres parties du monde.

PRISE s’est inspirée du succès d’un programme d’aide britannique proposé par le Centre for Agriculture and Bioscience International development charity (CABI). Ce dernier sollicite la compétence d’un réseau appelé « médecins des plantes » et des unités-conseils pour informer les agriculteurs lorsque des ravageurs ou des maladies menacent leurs cultures. Les « médecins » utilisent les données stockées pour diagnostiquer le problème. Ce qui leur permettra de mieux prescrire les bons pesticides et autres mesures de protection.

Dans le même temps, une nouvelle initiative avec la CABI et l’Agence spatiale britannique (UKSA) utilisera le réseau pour surtout prévenir les situations. L’idée est d’utiliser les données satellitaires recueillies par l’UKSA pour mettre au point un système capable de prédire quand les infestations de ravageurs se produiront une semaine ou plus à l’avance.

Les satellites peuvent fournir des informations précises sur la température du sol, qui est l’un des principaux moteurs des infestations de ravageurs.

Ces données, combinées aux données météorologiques et aux modèles informatiques, peuvent être utilisées pour donner aux agriculteurs suffisamment de temps pour pulvériser les pesticides et prendre d’autres précautions.

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