Brigitte Adjamagbo: « la coalition s’en tient à son programme de campagne qu’elle compte dérouler »

La guerre de mots entre la coalition des 14 partis de l’opposition et le gouvernement semble arriver à un niveau crucial au point d’inquiéter l’opinion. De part et d’autres, les réactions fusent en réponse aux agissements d’un camp envers l’autre. Suite à l’interdiction des manifestations de la coalition par le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi, la coordonnatrice de la C14 Brigitte Adjamagbo n’a pas tardé à réagir. Elle dénonce une » injustice ». 

 » Rien ne permet au ministre d’interdire ces manifestations prévues de ce jeudi 6 au 18 décembre prochain  » a-t-elle exprimé. A l’en croire, la série d’activités programmées par la C14 n’est pas en violation avec les dispositions du code électoral et l’article de la loi du 16 mai 2011 ne s’applique pas en campagne électorale.

 » C’est le code électoral qui doit s’appliquer en cette période, la coalition s’en tient à son programme de campagne qu’elle compte dérouler  » a martelé la coordinatrice de la C14 qui ajoute:  « L’article 67 du code électoral nous autorise en tant que partis légalement constitués à faire campagne ».

Mme Adjamagbo a laissé entendre que la coalition ne compte du tout pas capituler devant tous ces abus. « Nous sommes censés être dans un État de droit et nous nous battrons pour cela. Nous ne nous aplatirons pas devant l’arbitraire. On ne maintient pas un peuple sous une domination en l’intimidant. Cela peut marcher un moment mais pas tout le temps. Cela ne marche plus au Togo », a-t-elle répliqué. « Ces réformes n’ont pas été opérées et on veut aller aux élections frauduleuses comme on a l’habitude de le faire ».

Pour finir, elle a tenu à lancer un conseil à l’endroit de leur adversaire commun: « Ces mêmes recettes ne marchent pas tout le temps. On met les gens en prison, on menace, au lieu de libérer les détenus comme cela est inscrit dans la feuille de route, on refuse ».

Pour rappel, la caravane de ce jour n’a pas tenu. Pour cause, les forces de l’ordre ont prit d’assaut, le siège de la CPDA, empêchant toutes rassemblement.

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