Togo/Bawara persiste et signe: « aucun report des élections ne sera possible »

« Le processus électoral ira à son terme…le Togo ne retournera pas en arrière », a martelé ce jeudi sur RFI, Gilbert Bawara, le ministre de la fonction publique, par ailleurs chef de la délégation du gouvernement dans les négociations politiques. Une déclaration qui vient démontrer l’obstination du gouvernement togolais à tenir vaille que vaille les élections législatives le 20 décembre de l’année en cours. Et ce, en dépit des multiples appels à un report de la date « indicative », conformément à la feuille de route de CEDEAO.

Alors que Brigitte Adjamagbo Johnson déclarait qu' »il n’y aura pas d’élections » et que « le peuple est déterminé à les empêcher », la réponse de Gilbert Bawara semble dissiper toute lueur d’espoir pour l’opposition coalisée, qui ne participera pas à ces élections, lesquelles revêtent pourtant d’un enjeu de taille pour  l’enracinement de la démocratie au Togo. Ce petit pays de l’Afrique de l’ouest, dirigé par la même famille Gnassingbé depuis plus de cinq décennies.

« La non-participation d’une partie de l’opposition incarnée par la Coalition des 14 partis politiques procède d’un choix libre de leur part de ne pas participer aux élections alors que les facilitateurs, le comité de suivi, le gouvernement togolais se sont investis pour garantir un processus inclusif, transparent et équitable », a déclaré Gilbert Bawara.

Et d’ajouter: « Je suis convaincu que les facilitateurs sont conscients et témoins de tous les efforts du gouvernement et de sa majorité et sont également témoins des rejets systématique par la Coalition de tous ce qui a été fait pour emmener à rejoindre la CENI et à participer aux élections ».

Réagissant sur la question des réformes constitutionnelles,M Bawara a soutenu que la majorité offre désormais des réformes qui vont au-delà des revendications de la Coalition de l’opposition, notamment en ce qui concerne la limitation à deux du nombre de mandat.

Pour nombre d’observateurs, le maintien des législatives sur le 20 décembre, sans les reformes, risque de provoquer du chaos au Togo, qui a connu des pages sombres de son histoire, souvent marquées par des événements post-électoraux.

 

 

 

 

 

 

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