Togo/Tikpi Atchadam: l’opposant toujours invisible mais présent dans les cœurs !

Disparu des écrans radars après le succès retentissant des premières manifestations de 2017 contre le pouvoir de Lomé, Tikpi Atchadam, n’est toujours pas réapparu. L’homme fort du soulèvement populaire qui secoue le pays depuis plus d’un an, demeure tout de même présent dans les cœurs de ses partisans. Le processus électoral enclenché avec les législatives du 20 décembre, fait resurgir la question que la quasi totalité des Togolais se posent: pourquoi Atchadam ne sort pas de sa tanière ?

« Tikpi n’est pas parmi nous aujourd’hui, mais la lutte continue », affirme Ouro Longa, un représentant des jeunes de son parti, le Parti national panafricain (PNP), cité par Le Monde. « Physiquement, Tikpi n’est pas là. Mais spirituellement et moralement, il est au milieu de nous », assure un jeune militant, cité par la même source.

Très présent lors des premières marches synchronisées avec la diaspora togolaise, s’exprimant volontiers devant la presse, la toute dernière apparition de l’homme, remonte en octobre 2017. Et depuis qu’il s’est « éclipsé » devant les cortèges des mouvements contre le régime Gnassingbé, au pouvoir depuis plus de 50 ans, plusieurs sources concordantes révèlent que l’opposant serait en exil au Ghana voisin.

Depuis sa cachette, le « guerrier de Kparatao » maintient la flamme de la contestation en s’adressant à ses militants via des messages vocaux qui parviennent jusque dans les contrées les plus reculées du pays via l’application WhatsApp.   

« La vie de Jean-Pierre Fabre a été de nombreuses fois menacée, mais, quelque part, son statut de chef de file de l’opposition le protège. Atchadam, lui, est considéré comme la bête noire du pouvoir, qui ne lui laissera pas une minute de survie. Des opposants politiques ont été assassinés dans ce pays. Sa sécurité est plus importante, car Tikpi est notre idole », confie à l’AFP une source au sein du PNP.

Apparu sur la scène politique togolaise en aout 2017, Tikpi Salifou Atchadam, 51 ans, est considéré comme celui-là qui donne de l’insomnie au pouvoir de Faure Ganssingbé, en exercice de son 3è mandant. Un quatrième serait en vue, selon plusieurs observateurs. Mais l’opposition réunie en C14, veut à tout prix lui barrer la route.

Alors que ses détracteurs lui prêtent des relents djihadistes en le taxant de « populiste », la verve et le charisme de cet homme sont parvenus à rassembler le nord du pays, notamment au sein de la communauté tem et des musulmans, autrefois soutien tacite du pouvoir.

 

 

 

 

 

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