Gabon: Ali Bongo (réellement) victime d’un AVC, voici les aveux du vice-président !

Depuis son hospitalisation le 24 octobre dernier, les versions des pathologies qui affectent Ali Bongo changent au gré des besoins de la communication présidentielle. Ce dont souffre réellement le chef de l’Etat gabonais demeure « inconnu » jusqu’au samedi 8 décembre où le vice-président du pays a lâché le mot: le chef de l’Etat avait fait un accident vasculaire cérébral (AVC). Et c’est la première fois qu’un officiel attribue un nom au mal qui ronge le président, Ali Bongo, en convalescence au Maroc.

« Le président Ali Bongo est bien en vie », a souligné Pierre Claver Maganga Moussavou, de retour de Rabat, avant de balayer, d’un revers de la main, le flot de rumeurs qui déferle sur les réseaux sociaux, rapporte RFI.

« Personne ne peut se réjouir de la mort ou de la maladie de quelqu’un d’autre. Celui qui n’a jamais connu un AVC qu’il prie Dieu pour qu’il n’en connaisse jamais », a-t-il poursuivi.

En déplacement à Franceville, chef-lieu du Haut-Ogooué et fief de la famille Bongo, le vice-président a tenu à rassurer son public.

Dans un discours marqué par de nombreuses comparaisons, Pierre Claver Maganga Moussavou répond aux interrogations liées à l’absence du chef de l’Etat et notamment, sur la bonne marche des affaires publiques. Il esquisse une option en faisant référence à une jurisprudence, celle de 1966 lorsque le vice-président de l’époque, Omar Bongo, allait à Paris, au chevet du président Léon Mba pour recevoir des instructions à l’ambassade.

De même, quand la Cour constitutionnelle proclamera les résultats définitifs des élections législatives et que le gouvernement devra démissionner, ce sera à l’ambassade du Gabon, au Maroc, qu’Ali Bongo recevra la démission du chef du gouvernement, selon Maganga Moussavou.

« C’est là-bas qu’il signera les décrets. Il suffit de cinq heures pour aller de Libreville à Rabat et faire signer les décrets de sorte qu’ils entrent valablement en vigueur », a expliqué le vice-président gabonais.

Rfi.fr

 

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