Quand les « gilets jaunes »donnent des insomnies à certains présidents africains

Le phénomène des gilets jaunes en France et leur succès fulgurant depuis quelques semaines commence par troubler le sommeil de certains gouvernants. En Egypte, les autorités en place pensent déjà anticiper une possible contamination du mouvement en instaurant de nouvelles mesures. 

Des responsables égyptiens ont ordonné aux détaillants du Caire, d’interdire la vente de gilets réfléchissants (jaunes) aux clients, après qu’ils soient devenus le symbole de la manifestation en France. L’information a été révélée par «The Independent » et confirmée par d’autres médias locaux.

L’Égypte a donc décidé de restreindre la vente de gilets jaunes afin de dissuader les opposants au régime d’imiter les manifestants français. Les nouvelles mesures en Egypte ont été discrètement mises en place avant le septième anniversaire du soulèvement du printemps arabe dans le pays.

Les responsables de la sécurité et les détaillants ont indiqué que les revendeurs d’équipements de sécurité industrielle ne sont désormais plus autorisés à vendre les gilets jaunes aux acheteurs occasionnels, surtout que les « gilets jaunes » sont devenus le symbole de ras le bol, et portés par les manifestants français lors de récents rassemblements et émeutes.

L’agence de presse américaine Associated Press (AP) qui cite certains responsables indique que les contrevenants seraient punis. Si aucun détails sur la nature de la punition, une chose est sûre, l’Egypte veut anticiper.

Une décision qui intervient au moment où dans le pays voisin, la Tunisie, un groupe de jeunes tunisiens a lancé sa propre version des manifestations économiques françaises baptisées « campagne des gilets rouges », qui reflètent le drapeau du pays. Plus de 4 000 personnes ont aimé la page Facebook, qui a appelé à des rassemblements à l’échelle nationale pour faire face aux difficultés financières grandissantes du pays.

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