Sika Akpaloo: la coiffeuse devenue artiste plasticienne

Togo, Ghana, Bénin, Mali ou encore Sénégal… Sika Akpaloo a sillonné ces différents pays pour faire découvrir son talent au public. Cette artiste plasticienne togolaise se révèle très talentueuse au vu des œuvres à son actif.

« Je dors avec mes tableaux. Je me réveille avec eux », révèle la jeune femme. Une preuve de son engagement dans un domaine autrefois réservé aux hommes. Au Togo son pays, elles ne sont que cinq (5) femmes à embrasser exercer dans ce métier.

Sika Akpaloo qui a aujourd’hui trente-sept (37) ans  a grandi avec son talent et n’a pas eu besoin de diplômes des beaux-arts, ni d’un certificat d’étude supérieure pour se révéler au grand public.

Autodidacte, son histoire est celle d’une coiffeuse qui a su abandonner son métier pour pousser à l’extrême une vision téméraire pour l’art plastique. Depuis 7 ans déjà, elle s’emploie avec détermination dans la réussite de ses œuvres.

« Depuis mon enfance, j’aimais toucher à tout. Je ramasse des objets dans des poubelles pour créer quelque chose. Mais quand je suis rentrée dans la vie professionnelle, dans un premier temps j’étais coiffeuse. J’ai exercé ce métier pendant dix (10) ans. Un jour, j’ai eu la chance de visiter une exposition du célèbre Artiste de la chanson togolaise et Plasticien, Jimi Hope. Tellement impressionnée par ses œuvres, j’ai décidé depuis ce jour de ne plus créer sur la tête mais sur une toile. Je n’ai fait donc que changer de support », a-t-elle expliqué.

Débordante d’énergie, de vitalité et de charme, elle a carrément transformé sa maison en atelier d’art pour pouvoir travailler nuit et jour. A la devanture, une magnifique œuvre d’art apostrophe les passants. Dans les lieux, le silence et l’intimité pour la concentration nécessaire y sont. Tout chez elle porte les traces d’encres. Au salon, à la cuisine, dans les chambres à coucher, sur la terrasse, un peu partout contre les murs sont accrochées des œuvres d’art qui édifient et interpellent

Ses pas dans professionnalisme elle les doit à des artistes reconnus de la place à l’instar de Confiteor et de Kounakey Claudio. Assidue, ses œuvres en portent l’empreinte. Ils forcent l’admiration.

Sika qui n’a jamais regretté son nouveau choix, a en réalité aujourd’hui une passion démesurée pour l’art plastique. Modeste et discret, son travail est avant tout un processus à travers lequel, elle explore son individualité, exprime ses émotions, sa sensibilité et ses perceptions. « L’art plastique me permet d’exprimer tout ce que j’ai vécu dans la vie. J’ai connu une enfance douloureuse. Je suis sortie d’une famille où on ne manquait de rien mais je n‘avais pas le droit de parler parce que ma mère était absente. J’ai trouvé en l’art une façon de me libérer et sortir de mon emprise », raconte-t-elle.

L’amour, l’harmonie, la paix et surtout l’union sont entre autres sujets qu’elle aborde dans ses œuvres qui s’inspirent du quotidien.

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