Togo: l’opposant Fabre demande l’annulation « pure et simple » du scrutin du 20 décembre

Les réactions ne cessent de se succéder au lendemain des législatives du 20 décembre. Entre autres, Jean-Pierre Fabre, qui jusque-là demeure le chef de file de l’opposition togolaise, s’est indigné contre la CEDEAO pour « son silence » des dernières heures dans gestion de la crise togolaise. 

Intervenant ce vendredi sur une radio privée de la place, Jean-Pierre Fabre affirme: « nous avons été déçus, très déçus du silence incompréhensible de la CEDEAO qui confine à la complaisance ou même à la complicité. Ce silence est étrange. C’est le moins qu’on puisse dire face à l’absence des réformes. Si vous suivez le chronogramme établi par le comité de suivi sur la base de la feuille de route, il fixe la fin des réformes pour le 30 novembre et les élections pour le 20 décembre. En l’absence de ces réformes, nous avons appelé les populations à s’abstenir ».

Pour les sceptiques qui se demandent si la crise togolaise est à son terme une fois les élections tenues, le CFO répond:

« L’obstination, l’acharnement du pouvoir à organiser des élections en dépit de l’absence des réformes a amplifié la crise. Pour nous, une nouvelle phase de la lutte commence ».

Bien que la CENI ait publié un taux de participation estimé à près de 60%, M Fabre estime qu’il faudrait annuler ce scrutin car selon la coalition, dont il fait partie, il serait plutôt question d’un taux d’environ 5%.

« Ce qui en découle, c’est une annulation pure et simple du scrutin qui n’a aucun sens. 5% de la population qui sont allés s’exprimer au cours d’une consultation électorale, cela ne suffit pas pour légitimer un pouvoir en place », fustige celui qui est en passe de perdre le titre de chef de fil de l’opposition.

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