Togo/6è FSSTT: le gouvernement invité à siffler la fin du pillage des ressources minières

Dans une déclaration sanctionnant les travaux de la 6è édition du Forum Solidarité Sociale des Travailleurs du Togo (FSSTT), lesquels se sont déroulés du 21 au 23 novembre dernier à Kpalimé (ville située à 120 km de Lomé), le gouvernement togolais et les partenaires sociaux ont été invités à tirer sur la sonnette d’alarme contre le « pillage systématique » des ressources minières et la « dégradation sans vergogne » de l’environnement. Un appel qui intervient plus d’un mois après la tenue de ce grand rendez-vous ayant réuni 120 délégués issus de diverses organisations de la société civile, des centrales syndicales, des syndicats des mines du Togo mais aussi de la Guinée, du Burkina-Faso, du Niger et de la Mauritanie.

Dans le document de six pages intitulé « Déclaration de Kpalimé », rendu public jeudi 28 décembre au cours d’une conférence de presse dans la capitale togolaise, l’Ong Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) et ses partenaires se sont insurgés contre l’ « opacité » qui entoure l’extraction et la gestion des ressources minières dans l’espace UEMOA plus précisément au Togo.

Le forum attire par ailleurs l’attention sur l’abandon des communautés hôtes privées de leurs moyens de subsistance laissées à leur triste sort dans un environnement totalement dégradé.

Il invite à cet effet, les entreprises multinationales et nationales à s’engager véritablement dans une démarche de promotion de l’emploi décent, de la responsabilité sociétale des entreprises. Ceci, dans le strict respect des lois et règlements dans les pays d’installation.

Dans une dynamique unitaire, les représentants des communautés hôtes à l’instar des chefs traditionnels, les CDQ, CVD, CCD, sont également invités à faire front commun pour « arracher les droits au profit de leurs mandants ».

Pour rappel, le Togo s’est récemment doté d’un Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM) conforme à sa stratégie de développement.

Et l’un des objectifs de ce projet est de mettre les retombées économiques des activités d’exploitation des mines au profit du développement du pays et des communautés environnantes du site d’exploitation.

Les pouvoirs publics sont donc appelés à travailler à la modernisation du code minier et réfléchir à ce que pourrait être la nouvelle stratégie du pays concernant les industries extractives.

Signalons enfin qu’à l’issue du 6è FSSTT, des recommandations ont été formulées à l’intention du gouvernement togolais, aux organisations syndicales des travailleurs, aux organisations de la société civile, aux syndicats, aux médias, aux chefs traditionnels, aux patronats des entreprises multinationales et aux partenaires techniques et financiers.

L’ambition pour les organisateurs, c’est de contribuer à une amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs dans le secteur minier.

La création d’une coalition des syndicats et organisations de la société civile au niveau de l’espace CEDEAO, est également en vue.

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