Orban combattra Macron, champion «des forces pro-immigration»

Le premier ministre hongrois Viktor Orban s’est engagé aujourd’hui à combattre le président français Emmanuel Macron, qu’il a présenté comme le champion des « forces pro-immigration » en Europe.

« On ne peut nier qu‘Emmanuel Macron est une personnalité importante, et qui plus est le chef des forces pro-immigration » en Europe, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Budapest. « Il n’y a là rien de personnel mais il s’agit de l’avenir de tous nos pays. Si ce qu’il veut à propos de l’immigration se réalise en Europe, alors ce sera néfaste pour la Hongrie, il faut donc que je le combatte. »

« Un axe Rome-Varsovie doit se mettre en place »

Viktor Orban a dit espérer que les partis anti-immigration remporteront la majorité lors des élections au Parlement européen en mai prochain, afin de modifier la politique actuelle de l’exécutif de l’UE. Il a par ailleurs dénoncé la politique de la chancelière Angela Merkel et l’attitude des médias allemands, qui « ne cessent de faire pression » pour que l’Europe accueille de plus en plus de migrants, méprisant ainsi le choix du peuple hongrois. « Là-dessus, il n’y a pas de compromis possible », a-t-il insisté.

Viktor Orban a également salué l’initiative de la Pologne et de l’Italie en vue de former une alliance pour les prochaines élections européennes, afin de défendre les valeurs européennes face aux menées « immigrationnistes » des mondialistes. « L’alliance italo-polonaise, l’alliance Varsovie-Rome est l’un des plus grands événements qui pouvait marquer ce début d’année », a dit le premier ministre hongrois, présentant le co-vice-président du Conseil italien Matteo Salvini comme « un héros » qui a réussi à stopper l’afflux migratoire en Italie.

Viktor Orban a marqué son agacement de voir le Parti populaire européen (PPE) au Parlement de Strasbourg, auquel appartient sa formation Fidesz, se chercher des alliés à gauche, parmi les partis pro-immigration, au lieu de compter sur les mouvements présentés aujourd’hui comme « populistes ». « Un axe Rome-Varsovie doit se mettre en place (…) pour travailler avec toutes les forces anti-immigration au sein du PPE », a-t-il expliqué.

LE FIGARO

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