Djibril Bokoum: le jeune sauveur des Enfants Talibés du Sénégal

Djibril Bokoum utilise son expérience pour apporter sa pierre au développement de sa communauté. Ce jeune Sénégalais veut à tout prix changer la condition des enfants talibés de son pays. C’est ainsi qu’il a créé en 2009, l’association « Aidons les talibés. »

Dans son approche, Djibril Bokou veut mettre fin à la mendicité des enfants talibés en leur permettant de mieux connaitre leurs droits. Dans les habitudes au Sénégal, il est fréquent d’envoyer les enfants à l’école coranique.

 Le talibé est généralement un garçon âgé de 5 à 15 ans, confié par ses parents à un maître coranique afin que celui-ci se charge de son éducation religieuse. Cette éducation a lieu dans un daara (école coranique).

En contrepartie, le talibé doit s’acquitter des travaux domestiques, et est généralement contraint à mendier dans les rues afin de subvenir à ses besoins, aux besoins de son maître et de sa famille.

Le pire dans le constat du jeune Djibril c’est que ces enfants, sont souvent sévèrement battus par leur maître parce qu’ils n’ont pas ramené la somme d’argent fixée par ce dernier. La situation est assez difficile. Et c’est pour résoudre toute cette difficulté qu’il a lancé l’association « aidons les talibés »

« Je me suis très tôt dit que c’était bien de déplorer cette situation difficile des enfants comme beaucoup le font mais que c’était encore mieux de poser des actes concrets pour avoir des solutions durables, pour le bien de tous. Raison pour laquelle, j’ai créé l’équipe « Aidons les talibés » en 2009, à l’âge de 16 ans. », indique-t-il au magazine Inafrik.

Aujourd’hui à 26 ans le jeune sénégalais a fait un parcours honorable avec des succès agréables. Pour atteindre son objectif, il se fait aider de jeunes bénévoles (40). Il cherche à travers une démarche inclusive, à assurer à ces enfants un cadre de vie décent et leur rendre leurs droits qui sont bafoués. Outre des dons de matériels didactiques, de vêtements et de vivres, des actions de sensibilisation et d’information à l’intention des maîtres coraniques sont menées par l’équipe.

« Chaque semaine, nous faisons en sorte de visiter le daara pour voir si les enfants sont dans de bonnes conditions. Chaque mois aussi, nous faisons des activités avec les enfants, que ça soit une consultation ou l’apprentissage du français. De ce fait, nous sommes en contact permanent avec les enfants qui voient en nous des protecteurs, des frères, des pères. Je salue le travail remarquable abattu par les membres de l’équipe « Aidons les talibés » qui ne ménagent aucun effort pour le bien-être des talibés. Je tiens à souligner aussi que la majorité des membres est constitué d’étudiants. »

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