Togo: la C14 fragilisée par des démissions en cascade

Que se passe t-il exactement avec la coalition des 14 partis de l’opposition? Voilà la question qui taraude l’esprit de beaucoup de Togolais, depuis la tenue des législatives du 20 décembre dernier. Tout d’abord, c’est le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), parti de Me Tchassona Traoré qui a quitté la barque de la C14. Ensuite, s’en est suivi les déclarations propres au parti « Togo Autrement » de Fulbert Attisso. Enfin vient un communiqué du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) signé mercredi 06 février 2019 qui vient plus renforcer les doutes sur des frictions au sein de la C14.

En effet, la Coalition des 14 partis de l’opposition prévoit tenir un conclave le mardi 12 février prochain afin de réévaluer ses stratégies et relancer les actions devant conduire le peuple togolais à l’alternance en 2020.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR), membre de la Coalition des 14, ce n’est pas le moment d’organiser ce conclave. Le estime qu’il faut d’abord dépoussiérer le regroupement. Et donc, il n’entend pas participer à ce conclave annoncé par la Coalition.

« Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) tient à vous informer qu’il n’entend pas prendre part au conclave prévu par la Coalition pour le mardi 12 février 2019 », a adressé le parti à la Coordinatrice, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, en réponse à cet appel du regroupement. Une note qui fait sérieusement objet de débat après de l’opinion.

A en croire la rédaction de Togobreakingnews, trois raisons expliquent cette décision de Me Yawovi Agboyibo et son parti.

Premièrement, les partis membres de la Coalition dont le CAR ont souhaité une réorientation stratégique de la lutte et l’adoption des postures réalistes pour obtenir des résultats. Mais méprisé et minimisé, le parti de Me Agboyibor a vu toutes ses propositions rejetées, sans communes mesures par des partis qui réclament vainement, depuis des années, le départ immédiat de Faure Gnassingbé.

Secundo, le président du CAR avait aussi proposé de changer le format du dialogue facilité par la CEDEAO, pour favoriser un tête-à-tête direct avec le pouvoir afin d’obtenir des avancées sur les réformes et le cadre électoral. Mais cette proposition n’a pas été portée par les « grands leaders » de la Coalition.

Et troisièmement, le CAR avait proposé, lors d’une réunion de la Coalition, d’appeler au recensement électoral en vue de participer aux élections législatives. Mais, le CAR et tous les partis qui étaient dans cette logique ont été pris à parti par « les grands leaders » qui promettaient une intervention des présidents de la CEDEAO pour arrêter les élections.

Contacté par la même source, un responsable du CAR explique: « Les dirigeants actuels nous ont emmenés à l’échec. Il faut de nouveaux dirigeants qui doivent élaborer un plan stratégique. Mais nous apprenons que les dirigeants actuels ont élaboré une vision stratégique pour continuer les actions. Des choses qui ont été faites sans que les autres partis, dont le CAR ne soient mis au courant ».

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