Afrique: la démocratie, à ‘bannir’ du continent selon Salif Keita

Salif Kéita, ‘’la voix du Mandingue’’ qui a annoncé la fin de sa carrière récemment entend plutôt utiliser ce temps pour ‘‘se reposer’‘, et revenir sur la terre qui l’a vu naître, le Mali. Parlant justement de la situation politique de son pays tout comme la plupart des pays du continent, dans une interview avec le média britannique The Guardian, le chanteur a laissé entendre que la démocratie nuit au continent.

Pour le chanteur, dans sa conception de la politique en Afrique, notamment dans son pays, le Mali, la démocratie est à bannir.

‘‘La démocratie n’est pas une bonne chose pour l’Afrique. Nous étions tous heureux de voir la démocratie arriver en Afrique, mais cela a détruit la sensibilité humaine. Pour avoir une démocratie, les gens doivent comprendre la démocratie et comment peut-on comprendre quand 85 % des habitants du pays ne savent ni lire ni écrire ? Ils ont besoin d’un dictateur bienveillant, à l’instar de la Chine ; quelqu’un qui aime son pays et agit pour son pays’‘, a-t-il expliqué au Guardian.

Une déclaration qui donne à réfléchir quand on sait que sous d’autres cieux, la dictature n’est pas contestée par la population.

Engagé dans le combat pour la lutte contre les violences faites aux albinos à travers sa fondation, le ‘’chanteur à la voix d’or’‘ est revenu sur les préjugés à l’endroit des personnes atteintes d’albinisme.

‘‘Il est vrai que les personnes différentes sont mal traitées dans le monde entier. C’est différent pour moi maintenant – les gens remarquent à peine que je suis un albinos. Si vous êtes célèbre, vous passez inaperçu. Mais ce travail est un devoir, un devoir de rendre quelque chose en retour. Si je suis populaire, je dois servir les autres et c’est ce que fais’‘, a déclaré le chanteur qui compte bien malgré la fin de sa carrière, continuer la lutte en faveur des albinos.

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