Alternance au Togo: Nana Akufo-Addo s’en lave les mains !

Il y a quelques mois, les Togolais accordaient toute leur confiance pour que leur pays aussi connaisse l’alternance après plus d’un demi siècle de gouvernance sous le Gnassingbé. Alors que la facilitation de la CEDEAO, menée par Nana Akufo-Addoh et Alpha Condé n’a pas abouti à l’alternance au sommet de l’Etat, les populations se sont vus « trahis ». Mais pour le président ghanéen, « l’alternance est un problème des Togolais ». Pas le sien donc !

« L’alternance, c’est un problème des Togolais. En tant que leader du Ghana, ce n’est pas à moi de dire cela, c’est un problème du Togo. Le plus important, c’est qu’ils arrivent à avoir une vie normale », a fait savoir le président ghanéen dans un entretien RFI, TV5 Monde et le journal « Le Monde ».

Revenant sur la mission que lui a confié la CEDEAO, le facilitateur de la crise togolaise a signifié que leur travail est fini. Toutefois, ils demeurent attentif à l’évolution de la situation socio-politique togolaise et disponible pour aider les parties prenantes à la crise à aller vers un consensus.

« La médiation est terminée, mais on est toujours en discussion avec les responsables du Togo, aussi bien de l’opposition que de l’Etat pour essayer de pousser les gens vers le compromis, vers le consensus sur la façon d’aborder l’avenir du Togo », a déclaré Nana Akufo-Addo.

La question du  » franc CFA  » actuellement au centre de toutes les discussions, a aussi été abordée par le Numero un ghanéen. Très connu pour sa position par rapport à l’Afrique et l’occident, Nana Akufo-Addo affirme:

« Je dis que cela fait partie des problèmes structurels qu’on doit essayer de combler. Je ne dis pas que dans la zone franc, il n’y a pas d’évolution mais si on arrive à élargir le marché, à un marché qui comprend tous ces 15 pays de l’Afrique occidentale, ce sera un marché qui sera beaucoup plus dur, profond et performant pour nous tous ».

Et de poursuivre: « Nous sommes en train de négocier, de voir comment la façon dont les Nigérians, les Guinéens, les Sierra léonais, les Gambiens et les Libériens qui ne font pas partie de la zone franc, comment on peut avoir une relation positive pour nous tous et qui fera qu’on pourra pousser nos économies ».

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