Cameroun: l’exode rurale, une échappatoire pour les filles face au mariage forcé

Au Cameroun, l’intronisation d’un nouveau roi, rime avec l’exode rurale notamment chez les jeunes filles. A Bangang Fokam, un village situé dans la zone de Bamileke, à l’ouest du Cameroun, près de 23 lycéennes ont déserté les bancs de l’école. La raison principale de cette désertion: le mariage forcé.

En effet, le village s’apprête à introniser son nouveau roi. Comme dans la plupart des coutumes africaines, tout roi de Bangang-Fokam ne peut prétendre régner sans femmes, rapporte Africanews. Le futur roi étant étudiant en génie-civil, ce dernier entend avoir une reine instruite.

Les membres de la cour royale auraient déjà, souligne la même source, été déployés pour choisir des lycéennes qui feront partie du harem du souverain. Craignant d‘être mariées contre leur gré, près de 23 lycéennes désertent le village de Bangang-Fokam.

« Les pauvres (filles) ne veulent pas qu’elles soient mariées de force au roi. Voilà pourquoi, elles ont résolu de quitter le village », déplore un enseignant.

Cette situation au-delà du traumatise, « perturbe les études des enfants. Certaines d’entre elles ont été obligées de s’installer à Douala ou à Yaoundé. Encore faut-il qu’elles soient admises dans certains établissements », regrette un autre professeur, d’après notre source.

Malgré les actions menées par plusieurs ONGs et organismes internationaux, les mariages forcés surtout à l‘égard des enfants restent fréquents dans certains contrées. La majorité, devenu des victimes au nom des coutumes ou traditions.

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