Ouganda: les préservatifs trop petits, le parlement réagit !

C’est une situation particulière en Ouganda. Un problème de taille se pose pour les jeunes ougandais. Les préservatifs disponibles dans le pays sont jugés trop petits pour les « organes sexuels » de nombreux Ougandais. Une situation qui fait accroître des craintes chez les responsables politiques.

Ce n’est pas une farce, les ougandais croient que les préservatifs qui leur est destiné n’est pas compatibles à la taille de leur « organes sexuels ». Les responsables craignent du coup un abandon de ce moyen efficace de prévention contre les maladies comme le VIH SIDA.

Très souvent, les ougandais dénoncent le fait que les préservatifs s’éclatent en raison de leur petite taille. Une situation que les autorités de ce pays d’Afrique de l’Est prennent avec sérieux car cela pourrait devenir un enjeu de santé publique. Voilà pourquoi les parlementaires ougandais membres de la commission parlementaire sur le VIH-sida s’attèlent pour trouver des solutions palliatives.

Pour s’assurer des faits, ils ont d’abord mené une tournée d’enquêtes et de recherches d’informations dans plusieurs régions du pays.

De retour de cette tournée, les députés ougandais ont rapporté suite à de nombreuses plaintes, que les préservatifs disponibles étaient trop petits pour les organes de nombreux hommes. Le député Tom Aza, membre de la commission a estimé ‘’qu’on devrait donc envisager de leur fournir des préservatifs plus grands“. Et sa collègue Juliana Auma, de la même commission a ajouté aux médias locaux que : « Le problème, ce sont les préservatifs. D’abord ils ne sont pas disponibles partout. Ensuite, ceux qui sont disponibles ne sont pas à la bonne taille. Ils sont trop petits donc inutiles. Cela, au point que certains hommes improvisent des capotes avec des sacs plastiques ».

Son collègue Merard Bitetkyerezo a rapporté que “certains jeunes se plaignent que les préservatifs qu’on leur donne soient trop courts. Leurs organes n’y entrent pas“.

Ce problème de compatibilité « expose nos jeunes garçons et filles, et tous les utilisateurs de préservatifs, au risque de contracter le VIH et le sida. Nous voulons savoir pourquoi il n’y a qu’une taille de préservatifs disponible sur le marché alors que tout le monde a un organe de taille différente, se demande le député. Pourquoi ne pas proposer une variété afin que les gens trouvent la taille qu’il leur faut ? »,  s’est inquiétée Sarah Netalisile, autre membre de la commission

La commission recommande alors aux fournisseurs de préservatifs, de les fabriquer en tenant compte des réalités de la société ougandaise.

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