« Dégage », « Pouvoir assassin »…Boutéflika vomi en France

Des manifestations synchronisées anti-Bouteflika se sont déroulées dimanche à Alger, la capitale algérienne mais aussi en France. Des slogans alternés avec des chants hostiles à Abdelaziz Bouteflika (qui a annoncé qu’il se représentait pour un 5e mandat à la tête d’Algérie), étaient entonnés par des manifestants réunis à la place de la République à Paris et à Marseille. Des manifestants se sont également rassemblés devant l’ambassade d’Algérie à Berlin.« Dégage, dégage », « Non au 5e mandat de la honte », « Pouvoir assassin », « pas de pardon, pas de pardon »…la diaspora algérienne veut la chute de Boutéflika, 82 ans, au pouvoir depuis 1999.

En fin d’après-midi, renseigne Le HuffPost, selon les organisateurs, ils étaient plusieurs milliers à Paris.

D’après Franceinfo, la préfecture de police évoquait pour sa part le chiffre de 6000 personnes.

À Marseille, ils étaient plus d’un millier, quelques centaines à Toulouse (sud-ouest).

Le président « est inconscient, il n’existe plus, ce sont les généraux et son entourage qui profitent dans son dos », dénonce un manifestant de Toulouse, Asri, 54 ans, installé en France depuis 31 ans. « Nous voulons que les 40 voleurs s’en aillent, ils sont allés trop loin, ils ont dépassé les limites ».

Depuis 1962, date de son indépendance, « l’Algérie est gouvernée par les mêmes hommes, le même système. (…) L’Algérie est à plat, alors que c’est un pays potentiellement très riche. Que laisse-t-on aux générations futures? », s’insurge un manifestant, Abderrahmane Hamirouche, un informaticien de 62 ans.

Nadia Tamzali, une médecin franco-algérienne de 62 ans, dénonce « la confiscation de la parole » et « la prise de pouvoir par les militaires ». « Ils ont tué la culture – pratiquement tous les cinémas ont disparu. Et la santé!… », déplore-t-elle.

Pour Sabria Dehilis, secrétaire nationale chargée des médias à l’étranger du parti Les Avant-gardes des Libertés, le mouvement actuel de contestation sans précédent en Algérie et dans la diaspora préfigure un changement: « Ca va être un printemps ». « Un printemps pacifique », souligne la journaliste, drapeau algérien sur le dos comme de nombreux manifestants.

Le HuffPost

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