Ghana : le train pour soutenir la croissance

Le Ghana démontre depuis quelques années ses ambitions de développements. Certains compartiments ne sont pas ignorés notamment le transport et particulièrement le ferroviaire. Dans la capitale Accra, le chemin de fer a été réhabilité depuis juin 2018.

Le chemin de fer peut valablement être un soutien pour le développement de certains pays notamment le Ghana. Dans le cadre de la relance de ce secteur, la ligne reliant Accra au grand port de Tema a rouvert fin janvier. Une reprise qui met fin à près de deux ans d’arrêt suite à un déraillement.

Construits sous l’ère colonial britannique, chemins de fer ghanéens ont fait leur temps et leur réhabilitation est une priorité du président Nana Akufo-Addo. Celui-ci voit dans le rail un « catalyseur pour la transformation sociale et économique ».  Voilà pourquoi il a indiqué en décembre 2018 que la négligence des autorités pour le secteur ferroviaire était « l’une des plus grandes tragédies » qu’ait connues le Ghana.

Le pays espère désormais de relier Accra à Sekondi-Takoradi dans le sud, Kumasi, dans le centre, et plus au nord, Tamale, à travers un réseau parcourant quelque 4.000 km. Le projet, dont le coût total est estimé à 21,5 milliards de dollars (19 milliards d’euros) inclut également une liaison entre le port de Tema et le Burkina Faso voisin d’ici à 2021.

Selon le patron de l’Autorité de développement des chemins de fer ghanéens, Richard Diedong Dombo, l’infrastructure ferroviaire, qui nécessite d’importants investissements, a souffert de décennies de négligence.

« C’était un secteur mort. Les allocations budgétaires n’ont certainement pas été réalisées pour maintenir en état ce qui nous a été légué par l’administration coloniale, ou construire de nouvelles lignes » a déclaré Richard Diedong Dombo à l’AFP.

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