Burkina Faso : L’armée accusée d’exécution sommaire de civiles

Un rapport  du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et du peuple (MBDHP) accuse l’armée burkinabè d’avoir exécuté une soixantaine de personnes dans le cadre la lutte contre le terrorisme.  Le Burkina Faso est régulièrement attaqué par des groupes armés depuis bientôt 4 ans.

Selon le président du MBDHP Chrysogone Zougmoré, cité par BBC Afrique, ces exécutions sont décrites par les populations. « Des douilles de balles ont été ramassées à proximité des concessions », a-t-il déclaré.

Les faits se seraient produits en février 2019. L’armée avait annoncé une riposte au cours de laquelle 146 terroristes auraient été neutralisés.

Pour le MBDHP, il s’agit plutôt des exécutions sommaires, extrajudiciaires. « Les militaires sont arrivés dans le village le 4 février vers 10 heures. Ils sont entrés dans notre maison et ont pris mon grand frère et mon cousin. Ils les ont regroupés avec les autres, non loin des maisons, avant de les exécuter. Après les avoir tués, ils sont repartis avec leurs cartes nationales d’identité », aurait déclaré un témoin à la mission de MBDHP cité par Jeune Afrique.

Les autorités burkinabés tout en portant des réserves sur  les résultats de l’enquête de l’ONG promettent des investigations. « Le gouvernement prend acte des allégations et rassure que des investigations sont en cours sur les faits présentés », peut-on lire dans un communiqué du gouvernement.

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