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Allemagne: le chancelier Scholz rattrapé par le scandale « CumEx » 

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Une saisie opérée sur le coffre d’un proche d’Olaf Scholz relance l’enquête sur une possible intervention politique en faveur de la banque Warburg. Le chancelier doit à nouveau témoigner devant la commission d’enquête du Land de Hambourg. 

 Rappel du scandale cumEX 

Le scandale CumEx, une fraude révélée pour la première fois en 2017, porte sur un dispositif ingénieux d’optimisation fiscale mis en place par des banques et permettant à des investisseurs étrangers d’alléger leurs impôts sur les dividendes. Des dizaines de personnes ont été inculpées dans cette affaire en Allemagne, dont des banquiers, des traders, des avocats et des conseillers financiers. Une dizaine de pays au total sont concernés.

Parmi les banques incriminées figurait la Warburg à Hambourg, qui aurait dû rembourser 47 millions d’euros à la ville portuaire allemande, mais la municipalité y avait renoncé en 2016. Les enquêteurs cherchent à savoir si des dirigeants politiques – et parmi eux Olaf Scholz, alors maire de la ville – ont fait pression sur le fisc municipal afin qu’il renonce à recouvrer ces impôts. Olaf Scholz doit être interrogé à nouveau, vendredi 12 août 2022 à Hambourg, par une commission parlementaire sur son rôle dans cette affaire.

 Les enquêteurs ont examiné en mars les emails commençant au 1er janvier 2015, alors que Olaf Scholz était maire de Hambourg (nord), poste qu’il a conservé jusqu’à sa nomination en 2018 comme ministre des Finances du gouvernement de l’ex-chancelière Angela Merkel.

Priorité à l’Allemagne ou priorité au dossier Olaf Scholz

C’est une information qui tombe en pleine crise ukrainienne où l’on sait l’implication du Chancelier dans cette impasse européenne. 

Le traitement des scandales en Allemagne est différent de ce que nous connaissons et l’on a en tête l’affaire des résultats truqués pour les émissions de CO2 d’un grand constructeur automobile. Son PDG avait démissionné et répondu aux attentes de la justice. 

Cette affaire est ancienne et risque de bloquer O. Scholz dans sa politique intérieure et internationale où il se cherche. Les défis sont nombreux et l’on sait que sur certains sujets la posture de l’Allemagne est sujette à critiques à commencer par Paris. À voir dans les prochaines semaines ce qu’il sera décidé surtout qu’Outre Rhin la concertation prime. 

La priorité est à l’économie où l’Allemagne se relève d’une pandémie et où sa position sur l’énergie l’oblige à faire volte-face quitte à gêner certaines sensibilités politiques. 

M. Scholz va répondre présent mais les priorités à l’international obligent un suivi rigoureux des dossiers. La sanction en politique s’exprime par le vote et l’Allemagne est soucieuse du jeu démocratique. C’est un état fédéral où l’approche n’est pas comparable à la France y compris dans les affaires.

Décidemment tous( presque, à l’exception des autres)  les hommes politiques sont touchés par des scandales. Aujourd’hui tout éclate au grand jour et fragilise les dirigeants de nombreux pays. 

 Qui sera le suivant ? 




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