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Attaques au nord du Mozambique: Les évêques donnent de la voix

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Le nord du Mozambique fait face à des attaques de groupes armés depuis 2017. Une situation sécuritaire qui interpelle les évêques du pays.

L’insécurité grandissante, doublée de la famine et de précarité des jeunes, due aux nombreuses attaques dont est victime le Mozambique dans sa partie nord, inquiète l’épiscopat du pays. En effet, les évêques les tueries perpétrées sur des « personnes sans défense » ainsi que les actes de pillage et s’insurgent contre le détournement des biens de cette région. À leurs yeux, ce détournement des ressources du pays alimente la haine et la rancœur des jeunes qui n’ont plus aucune perspective d’avenir et sont ainsi « poussés à rejoindre diverses formes d’insurrection, telles que la criminalité, le terrorisme et l’extrémisme politique et religieux ».

La jeunesse, première victime de cette situation

L’inquiétude de l’épiscopat est d’autant plus à prendre au sérieux que la jeunesse reste la première victime la situation qui prévaut là-bas depuis cinq ans. Selon les évêques, « il n’existe aucune possibilité de se construire une vie digne » pour la majorité des jeunes dont la voix est ignorée. « Si le pays lui-même semble manquer d’une direction ou d’un projet commun auquel tous sont invités à collaborer activement, comment les jeunes peuvent-ils avoir une quelconque perspective ? », s’interrogent les évêques dans des propos relayés par La Croix.

« Les religions ont une grande contribution à apporter à la résilience des communautés, car elles poursuivent un idéal de société unie et solidaire », analysent-ils, ajoutant que l’Église catholique « s’est toujours engagée à collaborer pour le bien de la nation, en signalant les dangers et les difficultés et en espérant toujours que les responsables cherchent des solutions adéquates », toujours selon La Croix.

Le 24 mars, des groupes armés affiliés au groupe État islamique (EI) ont semé la terreur dans la ville portuaire de Palma, dans le nord-est, dans la province de Cabo Delgado. Au moins 2 600 personnes ont perdu la vie depuis le début des attaques terroristes en 2017 et plus de 700 000 personnes ont été forcées de quitter leur domicile.

La semaine dernière, une attaque perpétrée à Palma a contraint 11 000 personnes à fuir tandis que des milliers d’autres seraient encore bloquées dans cette zone, selon le missionnaire Ricardo Marques qui demande d’agir vite avant qu’il soit trop tard.

Le président mozambicain Filipé Nyusi avait rassuré ses concitoyens en affirmant que les jihadistes avaient été “chassés” de Palma  et qu’un grand nombre d’entre eux étaient morts. Ce qui n’a pas empêché une nouvelle attaque d’être perpétrée dans cette ville proche d’un projet gazier du Groupe Total.




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