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« Autopsie verbale », une méthode qui situe plus sur les décès

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Connaître les causes exactes du décès d’une personne, c’est désormais possible en Rwanda. Même si sa fiabilité souffre de certaines insuffisances, l’autopsie verbale vient tout de même donner un coup de pouce au secteur de la santé en la matière.

Concrètement, il s’agit de détecter la cause du décès à partir d’un questionnement à l’endroit de l’entourage du défunt sur les circonstances de sa disparition.

Une fois collectées, les données sont ensuite transmises à des médecins et doivent, d’après nos confrères d’Africanews, être complétées avec un diagnostic différentiel des symptômes ou encore un contexte épidémiologique de la région.

Même si la méthode comporte des manquements, elle éclaircit certains décès.

L’autopsie verbale est donc un moyen d’obtenir de l’information sur les circonstances entourant un décès survenu dans la communauté, au foyer, dans la famille. Cela nous aide à comprendre la cause sous-jacente de la mort. Vous devez savoir exactement ce qui se passe dans la communauté, de quel type de maladies les gens meurent. C’est pourquoi l’autopsie est très, très importante pour obtenir cette information. Pour que vous combiniez les données de la communauté et celles de l’hôpital et que vous obteniez une image réelle de la mortalité dans le pays”, a expliqué Gilles Ndayisaba, un agent de santé.

En effet, le Rwanda bénéficie depuis 2015 d’un appui d’une organisation, Vital Strategies, basée à New York, utilisant Bloomberg et d’autres financements pour développer un programme d’autopsie verbale, renseigne l’AP.

Le projet a formé des agents de santé publics, aguerris aussi bien à fournir des soins de santé palliatifs à domicile qu’à mener les entretiens.

Près de 50 pays de par le monde se sont inscrits dans la démarche de l’autopsie verbale.

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