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BBC et VOA toujours inaccessibles au Burundi, les États Unis réagissent !

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Silence radio…la BBC et la VOA son en « off » depuis plusieurs jours au Burundi. L’interdiction qui pesait sur les deux chaînes a été prolongée le 30 mars dernier. Une décision qui a fait réagir le département d’Etat américain, qui appelle le gouvernement burundais à revoir sa copie.

Ce dernier a appelé mardi dernier le Burundi à annuler sa décision de suspendre Voice of America (VOA), financée par les États-Unis, d’interdire la BBC et de permettre aux journalistes de mener leurs activités librement en prévision des élections de 2020.

« Cette décision soulève de sérieuses préoccupations pour la liberté d’expression inscrite à l’article 31 de la Constitution burundaise, ainsi que pour les obligations du Burundi en matière de droits de l’homme », a déclaré à la presse le porte-parole du département d’Etat Robert Palladino.

« Nous appelons le gouvernement à annuler sa décision et le gouvernement du Burundi à autoriser tous les journalistes à exercer leurs activités dans un environnement exempt d’intimidation », a-t-il ajouté.

En effet, les deux radios qui diffusaient des programmes en kirundi, langue la plus parlée au Burundi ont été suspendue en mai 2018.

VOA, la chaîne américaine a été suspendue « jusqu’à nouvel ordre » tandis que la BBC voyait son autorisation d’exploitation retirée.

La BBC, rapporte RFI, est accusée de ne pas avoir respecté sa précédente suspension avec la diffusion d’un documentaire qualifié par les autorités burundaises de « calomnieux » et d’« accablant » pour le pays.

Outre les deux chaînes, des journalistes indépendants ont également reçu des avertissements.

« J’interdis formellement à tout journaliste burundais ou à tout journaliste étranger se trouvant sur le territoire national du Burundi de fournir directement ou indirectement des informations pouvant être diffusées par la radio BBC ou par la VOA, jusqu’à la levée de cette décision. », avait déclaré Nestor Bankumukunzi, le président du Conseil National de la Communication.

Selon certains professionnels de médias, ces sanctions sont également significatives de la volonté du régime burundais de contrôler le débat public et de maintenir le président Nkurunziza au pouvoir jusqu’en 2034.




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