Burkina : 11 morts en garde à vue, des têtes tombent à la Police nationale

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L’affaire fait grand bruit au pays des hommes intègres. Il s’agit du décès de onze personnes, dans la nuit du 14 au 15 juillet, dans les locaux de l’unité antidrogue pendant leur garde à vue dans le cadre d’une enquête de la police. Alors que la colère des familles des victimes monte, plusieurs questions restent encore sans réponse. En attendant les conclusions des médecins légistes, des sanctions tombent au sein de la Police nationale.

Après que le chef de la division anti-drogue le commissaire Richard Belem, ait été suspendu de ses fonctions, c’est au tour de la Directrice de police judiciaire, Nènè Amy Traoré-Ouédraogo d’être relevée de ses fonctions, informe Burkina24.

Par ailleurs, souligne la même source, la dizaine d’agents qui était chargée d’assurer la garde des défunts, ont aussi été déchargés de leurs attributions au sein de l’unité anti-drogue.

Pendant ce temps, les défenseurs des droits de l’homme sont aussi montés au créneau.

Et plusieurs interrogations demeurent sans réponses. Combien de détenus se trouvaient dans la cellule de l’unité antidrogue avant ce drame ? Combien de personnes ont pu être sauvées ?

A en croire une source citée par RFI, des survivants avaient été pris en charge dans un hôpital public.

Nous y reviendrons.

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