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Christelle Atangana

Cameroun : Christelle Atangana, la victime expiatoire d’une justice deux poids deux mesures

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Cette jeune tiktokeuse camerounaise continue de croupir en prison, pour avoir diffusé sa nudité sur les réseaux sociaux. Pourtant elle n’a fait que copier l’exemple de ses ainés qui l’ont fait sans être inquiétées par la justice.

Christelle Atangana, alias Cynthia Fiangan sur les réseaux sociaux, est détenue à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé depuis la mi-juillet 2022. La tiktokeuse camerounaise avait été présentée, le 19 juillet, devant le procureur du parquet du Centre administratif de Yaoundé la capitale camerounaise, avant d’être placée en détention provisoire à la principale prison du pays.
La justice reproche à Christelle Atangana d’avoir diffusée sa nudité et ses ébats sexuels sur la toile. Depuis la fin de la coupe d’Afrique des Nations qui s’est déroulée au Cameroun, la jeune dame d’environ 22 ans, était devenue célèbre sur les réseaux sociaux grâce à ces vidéos osées qu’elle partage avec ses followers. Sur une image où la jeune dame se fait appeler « Chocolat de Mer », elle s’est montrée se livrant à des ébats sexuels avec un homme d’âge mûr.
Des images qui ont choqué plusieurs internautes qui se demandaient pourquoi la justice ne se saisissait pas de cette affaire. Un cri d’alarme qui semble avoir été entendu par le procureur de la République qui a finalement mis la jeune dame aux arrêts.

Christelle Atangana est arrêtée et gardée à Kondengui alors qu’elle n’est pas la première dont la nudité se retrouve sur les réseaux sociaux. Avant elle, des images de plusieurs personnes se sont retrouvées sur les réseaux sociaux, sans jamais qu’elles ne soient inquiétées. C’est le cas par exemple de la footballeuse Gaelle Enganamouit dont les images des ébats homosexuels se sont retrouvées sur la toile. La police l’a malheureusement laissé sortir du pays sans jamais l’interpeller. Gaelle Enganamouit était pourtant passible à la fois des délits d’homosexualité et d’atteinte à la pudeur. Des délits réprimés par le Code pénal camerounais.
Une autre influenceuse camerounaise du nom d’Aline Zomo Bem a également été vue nue sur les réseaux sociaux, sans qu’elle ne soit convoquée par la police.
Comment d’ailleurs une jeune fille comme Christelle Atangana pouvait-t-elle échapper à cette assimilation, dans un contexte où, de plus en plus la société laisse penser que la réussite d’une femme se trouve entre ses jambes ? Dans un pays où les modèles de réussite chez les dames sont des femmes qui ont fait fortune grâce à leur entrejambes. Et surtout dans une société où le ministre des sports Narcisse Mouelle Kombi a choisi pour promouvoir l’image de marque du Cameroun sur les réseaux sociaux, dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations, des dames aux mœurs douteuses. L’État du Cameroun doit se reprendre en main pour sauver sa jeunesse.


Essama Aloubou




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