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Cameroun : les populations exaspérées par les dégâts des éléphants d’un parc national

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Plusieurs plaintes ont été enregistrées par les services de conservation du parc national de Campo Ma’an, près de la frontière avec la Guinée Equatoriale.

Les riverains du parc national de Campo Ma’an à Campo près de la frontière avec la Guinée Equatoriale, n’en peuvent plus. Pour cause, les éléphants ont dévastés plusieurs plantations dans cette localité du pays. Une semaine après une attaque de pachydermes contre sa plantation de bananiers plantains dans son village, à moins de 3 kilomètres du parc, Simplice Yomen, 47 ans, peine à s’en remettre : « nous sommes à bout de souffle », soupire-t-il entre des résidus de troncs de bananiers déchiquetés par les éléphants.

Selon les populations, les éléphants  mangent la partie « fraîche du tronc » l’intérieur, riche en minéraux et se repaissent également de manioc, de maïs, d’arachides ou de patate douce.

Dans chacun des villages touchés près de Campo, « on a eu 3 à 4 hectares de plantations détruites, soit une perte financière importante pour les populations », rapporte un responsable administratif du parc  indiquant que « 80 à 90% » des attaques sont imputables aux éléphants, le reste aux gorilles, chimpanzés, buffles, hérissons, pangolins et porcs-épics.

Conséquence, plusieurs familles n’arrivent plus à se nourrir.  Mais le hic des populations est qu’elles ne peuvent pas être indemnisées. Car selon le ministère des Forêts et de la Faune, la loi camerounaise ne prévoit aucune indemnisation pour les victimes d’attaques d’animaux des parcs.

A Campo, près de la frontière avec la Guinée Equatoriale, une vingtaine de plaintes de victimes de huit villages ont été enregistrées par les services de conservation du parc national de Campo Ma’an, vaste forêt vierge de plus de 264.000 hectares, abritant notamment plus de 200 éléphants de forêt et environ 500 gorilles.

Essama Aloubou




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