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Cameroun : un sénateur accusé de commanditer les agressions contre des journalistes

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Depuis plus de trois mois, les journalistes Maurice Yom Edjanga, correspondant du journal l’Action et Lazare Kingue, correspondant du journal Mutations tous deux exerçant dans la cité balnéaire de Kribi se disent victimes des agressions et les humiliations commanditées par Grégoire Mba Mba, le sénateur du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC).

Au Cameroun, deux journalistes subissent des agressions et des humiliations, depuis plus de trois mois. Maurice Yom Edjanga est le correspondant du journal l’Action et Lazare Kingue est le correspondant du journal Mutations tous travaillent à Kribi.  Lazare Kingue a subi une agression physique le 11 décembre dernier, alors qu’il sortait d’une couverture médiatique. Après  cette agression, ses bourreaux lui ont promis le pire, s’il vient à continuer ses « allégations » sur le sénateur Grégoire Mba Mba, le patron politique du Rdpc dans le département de l’Océan.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun, SNJC à travers sa présidente Marion OBAM s’indigne contre des « hommes d’affaires qui développent une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journalisme » avant d’exiger que « l’impunité dont jouissent » depuis de nombreuses années les bourreaux de la presse libre à Kribi cessent une bonne fois pour toutes »

A l’origine des déboires de Lazare Kingue, deux articles publiés respectivement dans les colonnes du journal l’Action et Mutations. Dans ces articles, les confrères dénoncent les manœuvres orchestrées par Grégoire Mba Mba, visant à faire éclater le RDPC dans l’Océan. Des informations que n’auraient visiblement pas apprécié le mis en cause. L’élu à sur le coup par personnes interposées, a décidé de mener la vie dure aux deux journalistes.

L’autre journaliste, Maurice Yom Edjanga a aussi subi plusieurs agressions, notamment des messages hostiles et une agression physique. L’un des articles à l’origine de ses ennuis a été publié novembre dernier. Le journaliste  y dénonce « les scènes d’humiliation que cet élu du peuple fait subir au parti où il milite dans la ville balnéaire du Sud ». 

 
« Au moment où le régime est en stature de maintien de la paix, de la cohésion sociale et de promotion du vivre ensemble, il s’est délibérément opposé à la tenue d’une conférence statutaire d’organes de base dans sa circonscription », écrit le journaliste s’appuyant sur une correspondance du comité central du RDPC transmis au sénateur au sujet de l’éclatement de la Section RDPC.

Essama Aloubou




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