Carlos Ghosn: poursuivi au Japon, l’ex-PDG de Renault dans le viseur du fisc français

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En dépit de nombreux mois passés en prison au Japon, il est loin d’arriver au bout de ses peines. Assigné à résidence à Tokyo, après sa libération sous caution fin avril, Carlos Ghosn est visé par le fisc français. A en croire Libération, les agents de Bercy vont s’adonner à un contrôle « à la loupe » des revenus déclarés par l’ex-PDG depuis plusieurs années. La procédure devrait durer plus d’un an.

La même source rapporte que c’est la Direction nationale des vérifications de situation fiscale (DNVSF), chargée des 6000 contribuables les plus riches”, qui devrait superviser ce contrôle ”à la loupe”. 

Dans le viseur de Bercy, la résidence fiscale du PDG déchu, déclarée depuis 2012 aux Pays-Bas, où siège Renault-Nissan BV (RNBV). 

Autre élément qui intéresse le fisc, souligne Libération, un “document pour le moment placé sous le sceau du secret”. Celui-ci est issu d’un audit réalisé sur les avantages en nature perçus par Carlos Ghosn via RNBV.

Au total, ce sont quelque 11 millions d’euros qui pourraient être réintégrés à ses revenus. 

Outre ce volet fiscal, poursuit Libé, Carlos Ghosn est également inquiété sur le plan judiciaire. 

Au mois de mars, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête sur le financement de son mariage au château de Versailles en octobre 2016.

L’ancien patron est soupçonné d’avoir obtenu la location du château de Versailles et du Grand Trianon pour l’organisation de son mariage, une prestation évaluée à 50.000 euros, en contrepartie d’une convention de mécénat signée entre l’établissement public et la marque au losange.