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CEDEAO: vers un retrait du Mali de l’organisation sous-régionale ?

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Après l’annonce du maintien de ses sanctions contre les autorités maliennes, des voix s’élèvent pour demander le retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

Réunis en sommet extraordinaire vendredi dernier à Accra au Ghana, les chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO ont maintenu les sanctions prises à l’encontre des autorités maliennes. Une décision qui ne surprend pas les Maliens, mais qui fait réagir la classe politique du Mali.

« Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO. (…) En plus du défi sécuritaire, ces sanctions économiques et financières sont drastiques pour le Mali. C’est pourquoi nous invitons les autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour relancer ce processus de dialogue afin de soulager la souffrance du peuple malien”, estime Amadou Koita membre du Cadre d’échanges pour une transition réussie, un regroupement de partis politiques.

Une réaction qui tranche catégoriquement avec celle du collectif pour la refondation du Mali (COREMA), qui demande le retrait du Mali de la CEDEAO.

« La solution, c’est de se retirer purement et simplement de la CEDEAO, aussi il faut aller à la création de notre propre monnaie pour échapper à la France”, propose Aboubacar Sidiki Fomba porte-parole du COREMA.

« En tout état de cause on ne peut pas chasser l’ambassadeur de France, chasser les militaires français, suspendre RFI et France 24 et vouloir se faire utiliser par un instrument politique de la France. La CEDEAO est une organisation qui exécute les ordres de la France”, affirme-t-il.

En plus de maintenir la batterie de sanctions prises à l’encontre du Mali, la Conférence des chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO met la pression sur les autorités de la transition afin que celles-ci puissent organiser des élections et remettre le pouvoir aux civils dans un délai de 16 mois, contrairement aux 5 ans que propose la junte.




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