Cote d’Ivoire: Guillaume Soro fait des révélations sur sa démission à la tête du parlement

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Guillaume Soro a récemment démissionné de son poste de président de l’Assemblée nationale ivoirienne. A en croire plusieurs sources, cette démission a été motivée par Alassane Ouatara, président de la République ivoirienne avec qui, il n’entretient plus de bonnes relations. Comme pour clore toute polémique, Guillame Soro, à travers une vidéo diffusée ce jour mais tournée sur le chemin qui l’emmenait le 8 février dernier au palais de l’assemblée nationale pour annoncer sa démission, livre tout sur les raisons qui l’ont poussé à démissionner

«Le 5 janvier le président m’a reçu à sa demande et a souhaité que je milite au RHDP…Il (Alassane Ouattara, ndlr) m’a dit alors le congrès était très important et que si je me rendais pas au congrès il serait contraint de me demander de rendre ma démission ce que j’ai acquiescé sans hésitation d’ailleurs. Le 24 janvier à nouveau le président me convoque il me demande à savoir si j’avais changé d’idée, je lui ai dit non Monsieur le président c’est tout réfléchi je ne suis pas Rhdp et que je ne comptais pas me rendre au congrès, le président m’a dit bon dans ces conditions il faut que je rende ma démission, je lui ai dit d’accord il ne restait que nous puissions nous mettre d’accord.

Après le congrès le 27, le président m’a appelé en colère pour dire que j’avais fait une démission orale et que par conséquent il m’enverrait des émissaires et ces émissaires sont arrivés chez moi je dis bien le 28 janvier à 17H30 qu’ils m’ont envoyé une note et m’ont demandé de signer ma démission, d’autant plus que selon eux j’avais fait une démission orale, je leur ai dit mais si j’ai fait une démission orale je ne suis plus votre interlocuteur, on ne peut pas démissionner pour le même poste deux fois, par la suite j’ai envoyé un courrier au président pour lui dire que je voulais qu’on préserve la dignité de l’institution parlementaire et que si je devais démissionner je voulais que ça se fasse conformément à la constitution c’est  dire la convocation de l’actuelle session extraordinaire, on aurait pu attendre l’ouverture de la cession ordinaire de l’Assemblée le 1er avril pour que je rende ma démission, rien ne pressait. Après tout ce que je viens de vous dire si ce n’est pas de l’harcèlement, on peut parler d’insistance.

Depuis deux ans, depuis mai 2017 je me suis préparé à cette éventualité (démission,ndlr), parce que si vous vous souvenez bien, le président Ouattara au cours d’une interview, pour la première fois m’a appelé jeune homme, ça n’est pas le mot jeune homme qui m’a choqué par ce que bon évidemment le mot jeune homme peut même être affectif mais c’est la colère et la rage et qui ont entouré le mot jeune homme, c’est ainsi que j’ai dit à mes collaborateurs le monsieur que j’aie connu dans l’opposition qui était charmeur, qui était élégant aujourd’jui devenu président n’était plus devenu le même ça ne devrait surprendre personne qu’aujourd’hui Alassane demande ma démission de la tête du parlement, comme disait quelqu’un, on gagne un père, on perd un père.

Enfin, des médias basés en France ont récemment annoncé avoir eu vent d’informations allant dans le sens d’ouverture d’une enquête par le gouvernement pour faire la lumière sur l’origine des fonds qui ont permis à Guillaume Soro d’acquérir sa résidence de Marcory. Toutes nos sources judiciaires et gouvernementales interrogées à ce sujet, ont clairement réfuté cette « fausse nouvelle », une de plus… »