Côte d’Ivoire: Simone Gbagbo libre « Pardonnons-nous »

La Côte d’Ivoire vit des moments d’émotion depuis quelques jours. La décision du président Alassane Dramane Ouattara d’amnistier des prisonniers est dans sa phase d’exécution. A cet effet, la mise en liberté de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo a été ordonnée mercredi par le procureur de la république d’Abidjan Richard Adou.

L’ancienne Première dame, Simone Gbagbo, 69 ans, est sortie de l’école de gendarmerie d’Abidjan où elle était détenue depuis sept ans pour rejoindre sa résidence où l’attendaient plus d’un millier de sympathisants. L’amnistie de 800 personnes, dont Simone Gbagbo et plusieurs figures de l’ancien régime du président Laurent Gbagbo, a été annoncée lundi par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, afin de favoriser la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

Les premières paroles de Simone Gbagbo

A sa sortie, beaucoup attendaient les premiers mots de l’ancienne Première dame. Au delà du sentiment de joie, elle en a profité pour inviter les ivoiriens à la culture de la réconciliation.

«Pardonnons-nous ! J’ai trouvé les avocats de la partie civile outranciers. J’ai subi humiliation sur humiliation durant ce procès. Mais je suis prête à pardonner. Je pardonne les injures, je pardonne les outrances. Car si on ne pardonne pas, ce pays connaîtra une crise pire que ce que nous avons vécu », a déclaré l’ex-première dame du pays à sa sortie de prison.

Libre en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo reste tout de même poursuivie par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré contre elle un mandat d’arrêt en février 2012. Mais elle pourra dormir tranquillement car, en 2016, le président Ouattara avait affirmé qu’il « n’enverrait plus d’Ivoiriens » à la CPI, estimant que son pays avait désormais une « justice opérationnelle ».

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