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Ghana: Nana Akufo-Addo prêt à régler sa querelle diplomatique avec Ibrahim Traoré

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Le Ghana s’est empressé de réparer les dégâts qui ont provoqué une grave querelle diplomatique avec le Burkina Faso après que le président ghanéen Nana Akufo-Addo eut accusé son voisin le capitaine Ibrahim Traoré d’embaucher des mercenaires russes. 

Le gouvernement du Burkina Faso était mécontent que le président Akufo-Addo ait eu l’audace de faire cette affirmation.

«Aujourd’hui, des mercenaires russes sont à notre frontière nord. Le Burkina Faso a conclu un accord pour accompagner le Mali dans l’emploi des forces de Wagner là-bas. Je crois qu’une mine dans le sud du Burkina leur a été attribuée en guise de paiement pour leurs services». Avait déclaré le ghanéen Nana Akufo-Addo, lors d’une réunion en date du 14 décembre à Washington DC avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

Le ministre des Mines du Burkina Faso, Simon Pierre Boussim, a fermement démenti cette accusation.Le gouvernement burkinabé avait  également condamné le propos du  président Nana Akufo-Addo,  pour ne pas «avoir eu la décence de discuter d’abord d’une situation aussi délicate avec son voisin plutôt que de rendre publique une accusation aussi cinglante».Mais le mal était fait.

Le Burkina Faso a rapidement rappelé son ambassadeur au Ghana en réponse aux déclarations du président Akufo-Addo aux Américains.

Le mercredi dernier, le ministre ghanéen de la sécurité nationale, Albert Kan-Dapaah était l’hôte du chef de l’État par intérim du Burkina Faso, le capitaine de l’armée Ibrahim Traoré.A la sortie de  l’audience il avait déclaré aux médias qu’ils avaient eu une « discussion franche pour clarifier ce que le président ghanéen avait dit à Washington DC».

Dès lors,  la discussion est récupérée par les panafricanistes qui considèrent le Président Nana Akufo-Addo« comme un dirigeant faible sous l’emprise des puissances occidentales », d’une part et d’autre part « le Président Ghanéen est considéré comme un protecteur, qui a vu la menace s’approcher de son pays ».

En rappel, le Burkina Faso n’a pas été invité aux Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique.Tandis que Akufo-Addo faisait partie des 49 dirigeants africains invités par le président Biden.




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