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Justice : Eduardo Dos Santos vole au secours de son fils

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José Filomeno Dos Santos, le fils de l’ancien président angolais José Eduardo Dos Santos fait face à la justice depuis quelques temps pour une affaire de détournements de fonds. Jugé avec l’ex-gouverneur de la Banque centrale d’Angola à Luanda, José Filomeno est défendu par son père. Dans une note adressée aux juges, l’ex président angolais affirme que les accusations portées contre son fils ne sont pas exactes .

Le fils de l’ex-chef de l’Etat, 42 ans, a dirigé sous le règne de son père le fonds souverain angolais, chargé d’investir une partie des revenus du deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne.

La justice l’accuse d’avoir détourné 500 millions de dollars de fonds publics avec la complicité du gouverneur de la Banque centrale de l’époque, transférés en Suisse.

Mais pour son père José Edouardo Dos Santos, il ne s’agit aucunement de détournement.

L’ancien président affirme que l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Valter Filipe da Silva et son fils ont agi « pour améliorer la vie du peuple » angolais.

« J’ai autorisé le transfert des 500 millions de dollars qui étaient uniquement destinés à garantir des investissements. Cela a été fait pour la situation économique du pays (…) non pour l’intérêt personnel de ceux qui ont exécuté ce transfert » , écrit-il dans la note publiée par AFP.

Ces opérations devraient être gardées  « top secret », mais son successeur Joao Lourenço avait été informé, précise t-il.

Sergio Raimundo, avocat de l’ex-gouverneur de la Banque centrale, croit en ces assertions et estime que la réponse de José Eduardo dos Santos « confirme que ces opérations faisaient partie du mandat donné par l’ancien président » et que son client n’avait pas cherché « à voler de l’argent ».

Placé en détention provisoire en septembre 2018, Jose Filomeno dos Santos a été libéré six mois plus tard dans l’attente de son procès, qui s’est ouvert en décembre 2019 à Luanda. Le verdict doit être prononcé le 3 mars.

Le fils de l’ancien président risque jusqu’à douze ans de prison.

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