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Kémi Séba : l’activiste expulsé du Burkina vers le Bénin, les raisons

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Un énième coup dur pour le polémiste et président de l’Ong Urgences Panafricanistes. Présent au Burkina Faso pour une manifestation contre la présence militaire française au Burkina Faso et au Sahel, l’activiste Kémi Séba a été expulsé du pays des hommes intègres, samedi 30 octobre vers le Bénin, son pays d’origine.

« Le pourfendeur du Franc CFA n’a pas eu le temps de rejoindre la ville de Bobo Dioulasso, où devait se tenir la manifestation. Il a été mis dans un avion et ramené au Bénin », renseigne RFI.

C’est à l’appel de la Coalition des patriotes du Burkina Faso (COPA-BF) que la manifestation contre la présence des soldats français au Burkina Faso au Sahel devait se tenir. Les organiseurs n’ont pas obtenu l’autorisation de la mairie de Bobo Dioulasso.

Le mot d’ordre de la manifestation était « Contre le double jeu de la France dans ses opérations militaires au Sahel et au Burkina Faso et contre la présence militaire française au Burkina Faso et au Sahel ».

« Nous avons introduit deux demandes auprès de la mairie qui a refusé d’autoriser la manifestation », explique Salif  Nikiema, un membre fondateur de l’organisation.

Raison évoquée par le secrétaire général de la mairie : « La situation sécuritaire marquée par des attaques terroristes et des menaces de trouble à l’ordre publique. » 

Kémi Séba, qui avait été invité pour prendre part à cette manifestation, a été intepellé par les forces de sécurité alors qu’il se rendait à Bobo Dioulasso. Après quelques heures de détention, il a été expulsé du Burkina Faso.

« Il a été renvoyé au Benin car il avait animé une conférence de presse et diffusé des messages sur les réseaux sociaux pour appeler les populations à sortir pour une manifestation interdite », selon une source au sein du ministère de la Sécurité.

Ce responsable du ministère souligne que certaines associations membres de la COPA-BF n’étaient pas légalement reconnues et que le contexte pourrait servir d’occasion à certains groupes pour mener des « activités subversives ».




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