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La femme la plus riche d’Afrique, bientôt dépossédée de ses avoirs

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La descente aux enfers se poursuit pour la famille de l’ex-président angolais. Dans la ligne de mire d’une campagne contre la corruption, Isabel dos Santos, la femme la plus riche d’Afrique (d’après le magazine Forbes) va être dépossédée de ses avoirs, indique l’AFP. Et c’est la conséquence d’une ordonnance émise le 23 décembre dernier par un tribunal angolais.

Selon Afrique news, le document juridique ordonnait le gel des avoirs d’Isabel dos Santos, de son mari, Sindika Dokolo, et de Mário Filipe Moreira Leite da Silva, président de la banque, Banco Fomento Angola (BFA).

Ainsi, leurs comptes bancaires personnels en Angola, ainsi que leurs actions dans des entreprises du pays, notamment Unitel, BFA et ZAP MIDIA devraient être bloqués.

La Banque centrale est donc chargée de veiller à ce qu’aucun fonds ne quitte les comptes bancaires personnels des trois accusés. De même que les conseils d’administration des sociétés soumises au gel des avoirs sont chargés de veiller à ce que les dividendes ne soient transférés aux accusés directement ou par le biais d’intermédiaires, jusqu‘à ce qu’un tribunal statue à nouveau sur l’affaire.

Pour Luanda, il est question de récupérer la somme d’environ 1 milliard de dollars que les trois associés auraient détournée. Cette campagne de recouvrement procède elle-même de la lutte contre la corruption menée par le gouvernement angolais.

Si Dokolo et da Silva n’ont pas été joints immédiatement pour livrer leurs commentaires, Isabel dos Santos s’est montrée quant à elle imperturbable.

« Je voudrais laisser un message de tranquillité et de confiance à mes équipes. Nous continuerons, chaque jour, dans chaque entreprise, à faire de notre mieux et à lutter pour ce en quoi je crois pour l’Angola. La route est longue, la vérité prévaudra. Unis, nous sommes plus forts », a-t-elle tweeté lundi.

Depuis son départ du pouvoir, des proches de celui qui a régné d’une main de fer sur l’Angola pendant près de 40 ans (1979-2017) sont dans le viseur d’une campagne anti-corruption. C’est le cas de Jose Filomeno dos Santos, le fils accusé lui aussi de détournement.

L’entourage de l’ex-président évoque souvent une entreprise de persécution menée par Luanda à leur égard.

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