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Le Tribunal de Paris ressuscite une vielle affaire de pots-de -vin au Congo

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Vielle d’une dizaine d’année, l’affaire est repassée il y a quelques jours au tribunal de Paris.

Plusieurs peine d’emprisonnement ont été requises par le Tribunal de Paris il y a quelques jours, contre les responsables de Vectra, une société française d’ingénierie accusée d’avoir versé de l’argent pour obtenir des marchés au Congo-Brazzaville. 

Selon le Tribunal, le président du conseil d’administration de Vectra a reconnu qu’il s’agissait de commissions « dont le but était l’obtention des marchés du BCBTP ». Il a écopé en juin 2022 de trois ans de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende. En revanche, Emery Alouna Nguie, l’intermédiaire congolais qui s’est soustrait aux convocations des enquêteurs, vient prend deux ans de prison ferme et une confiscation de ses biens immobiliers. Louis Patrice Gagnon, l’ancien directeur du groupe écope de 18 mois de prison ferme. Jugé par défaut, l’ancien directeur du BCBTP congolais avait formé opposition. Il a été rejugé pour corruption et blanchiment les 15 et 16 mai 2024 par la 32ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Le site Gotham City précise que les vice-procureurs « ont requis confirmation des peines prononcées en première instance ».

Les faits remontent à décembre 2013, lorsque Tracfin adresse une note d’information au procureur de Versailles. La société tricolore Vectra (devenue depuis NextRoad Engineering) aurait fait des opérations financières suspectes avec l’intermédiaire congolais Emery Alouna Nguie et le Bureau central de contrôle du bâtiment et des travaux publics (BCBTP) de la République du Congo. Entre 2011 et 2013, Vectra a obtenu quatre marchés auprès du BCBTP pour environ 7 millions d’euros, écrit le site Gotham City, qui révèle l’affaire. Louis Patrice Ngagnon était alors directeur du BCBTP. 

Sur l’achat de matériel de contrôle et d’auscultation des routes, l’intermédiaire Emery Alouna Nguie a reçu 629 000 euros. Sur un autre marché portant sur du matériel de forage, un million d’euros. L’intermédiaire va notamment investir 856 000 euros dans un appartement à Boulogne-Billancourt. Par ailleurs, il dépense, principalement en liquide, près de 200 000 euros dans des enseignes de luxer à Paris (Bulgari, Chanel, Chopard, Dior, Vuitton). De son côté, Louis-Patrice Ngagnon encaisse de Vectra 85 000 euros en 2012, et 130 000 euros en 2013, plus quelques « voyages d’affaires » pour lui et son épouse, « qui n’exerce aucune activité en lien avec le BCBTP ».

Essama Aloubou




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