Liberté de la presse/Mahmoud Abu Zeid: « l’emprisonnement a été une expérience que je ne pourrai jamais oublier »

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Mahmoud Abu Zeid, alias Shawkan retrouve la liberté. Accusé « d’actes terroristes et criminels » le photojournaliste a été libéré lundi dernier après plus de 5 ans d’emprisonnement.

« Shawkan » a été interpellé et placé en détention le 14 août 2013 alors qu’il couvrait au Caire, sur la place Rabia Al-Adawiya, une manifestation d’islamistes pro Mohamed Morsi, l’ancien président égyptien qui venait d’être renversé suite au coup d’Etat de l’armée.

L’homme est soumis à une surveillance stricte de cinq ans et sera tenu de dormir chaque nuit au poste de police de son quartier.

L’emprisonnement « a été une expérience que je ne pourrai jamais oublier », a déclaré le jeune homme âgé de 31 ans à l’AFP.

«C’est amer, mais cela permet de regarder la vie sous un angle différent, une nouvelle perspective qu’on ne peut voir que de cet endroit», a-t-il déclaré. Il est déterminé à reprendre sa carrière en dépit des restrictions qui lui ont été imposées, en déclarant: « Je poursuivrai mon travail de photojournaliste en Égypte ».

La liberté de la presse n’a pas encore fait ses preuves en Egypte qui occupe actuellement 161e place sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse 2018.

Shawkan a pour sa part reçu le Prix mondial de la liberté de l’UNESCO pour son « courage, sa résistance et son engagement en faveur de la liberté d’expression », consternant les autorités égyptiennes qui l’ont accusé « d’actes terroristes et criminels » souligne l’AFP.