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Mali – France: un point de non-retour?

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Les tensions entre le Mali et la France sont montées d’un cran en début de semaine. Bamako a annoncé la rupture des accords de défense avec Paris. Ce qui signifie, aux yeux des autorités maliennes, que la France n’a plus de base légale pour opérer dans le pays.

Vingt-quatre heures après avoir annoncé la fin des accords de défense avec la France, les autorités maliennes ont déclaré mardi soir que la force antijihadiste française Barkhane n’avait plus de base légale pour opérer dans le pays.

Départ immédiat pour Barkhane et Takuba

À la télévision nationale, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a redit que la rupture du traité de 2014 prendrait effet dans six mois, mais que celle des accords sur Barkhane et Takuba s’appliquait immédiatement, comme le permettent selon lui les textes internationaux.

« Donc, à compter du 2 mai, l’accord qui concerne Barkhane et l’accord qui concerne Takuba cessent de produire leur effet vis-à-vis du Mali (…) et ça veut dire qu’à partir de cet instant il n’y a pas de base légale pour la France d’opérer sur le sol malien« , a déclaré M. Diop.

Le ministre a rappelé que Barkhane était déjà en train de se retirer du Mali, et a déclaré que la France pouvait continuer à organiser ce désengagement.

Les autorités françaises ont jugé « injustifiée » la dénonciation des accords. Elles ont aussi contesté que la dénonciation des accords sur la présence de Barkhane et Takuba puissent entrer en vigueur dès à présent.

« Que les choses se fassent en bon ordre »

Pour Abdoulaye Diop, « tout ce qui se fait dans le territoire d’un Etat souverain doit être discuté et convenu avec l’Etat qui est en place qui, de façon tout à fait responsable, veillera à ce que les choses se fassent en bon ordre mais se fassent aussi dans le temps que le gouvernement (malien) souhaite adéquat« .

Lundi, à la demande de la Russie, une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies s’est penchée sur les tensions entre le Mali et la France. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a, pour la première fois, confirmé la présence au Mali des paramilitaires du groupe privé Wagner accusé d’exactions par la France et ses partenaires.

Dans un contexte de guerre entre l’Ukraine et la Russie qui se dépolie de plus en plus en Afrique, quelle va être l’issue des tensions entre




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